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Prostitution : les responsables du site Backpage font face à des accusations

Depuis vendredi, les tentatives de connexion au site Backpage.com mènent à un communiqué de la police fédérale américaine et de plusieurs autres agences gouvernementales.
Depuis vendredi, les tentatives de connexion au site Backpage.com mènent à un communiqué de la police fédérale américaine et de plusieurs autres agences gouvernementales. Photo: Associated Press / Damian Dovarganes
Agence France-Presse

Sept responsables de Backpage.com, un grand site de petites annonces à qui l'on reproche de favoriser le trafic et la prostitution de mineurs, ont été accusés aux États-Unis de blanchiment et association de malfaiteurs, selon des poursuites rendues publiques lundi.

L'acte d'accusation, rédigé par un grand jury de Phœnix, dans l'État de l'Arizona, vise notamment Michael Lacey et James Larkin, les fondateurs de ce site depuis longtemps dans le collimateur de la justice américaine.

Vendredi, les autorités fédérales américaines avaient brutalement fermé Backpage.com sans fournir d'explications.

Les accusations, rendues publiques en même temps que les suspects effectuaient leur première comparution lundi devant un magistrat, ont permis d'en savoir plus.

Backpage est accusé de faciliter la prostitution de mineurs, certaines victimes n'ayant que 14 ans.

Les autorités fédérales reprochent d'autre part à la société d'avoir blanchi une partie des 500 millions de dollars de revenus générés par les relations sexuelles tarifées.

« Pratiquement chaque dollar qui finit dans les coffres de Backpage est issu d'une activité illégale », assure l'acte d'accusation.

Backpage.com est parfois présenté par ses critiques comme le premier site de prostitution du monde, même si parmi ses millions de petites annonces beaucoup ne concernent pas la prostitution.

Les tentatives pour se connecter à « www.backpage.com » ou à « www.backpage.ca », sa version canadienne, mènent depuis vendredi à un communiqué de la police fédérale américaine et de plusieurs autres agences gouvernementales, avec le message suivant : « Backpage.com et ses sites affiliés ont été placés sous séquestre par le FBI, le Service d'inspection de la poste américaine et la Division criminelle de l'IRS [fisc américain, NDLR]. »

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