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Un cadeau du ciel pour les CPE de l'Île-du-Prince-Édouard

Radio-Canada

C'est un véritable cadeau du ciel et complètement inatendu que vient de recevoir l'Association des centres de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard. L'association a reçu un chèque de 25 000 $ d'un généreux donateur anonyme domicilié en France.

Il s'agit d'une somme qui permettra l'embauche de cinq nouveaux éducateurs. Le chèque envoyé par un donateur originaire de Lyon, en France, va permettre d'offrir des bonis à l'embauche.

Un don anonyme

Surnommé « Dadou », ce généreux philanthrope, tombé en amour avec l'histoire acadienne et l'Île-du-Prince-Édouard, a décidé de donner une partie de son argent à la petite enfance.

Son objectif : aider un service qui manque cruellement de moyen.

Et ce chèque pourrait être le premier d'une longue série. Kathleen Couture, la présidente de l'Association des centres de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard, explique : « Pour lui, c'est le premier versement d'autres versements à venir. Le premier projet c'est la crise de recrutement, le deuxième, cela va venir pour la rétention de nos éducatrices fidèles qui sont présentement dans les centres. »

Besoin important

Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance de l’île du prince Édouard.

Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance de l’île du prince Édouard.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Il s'agit d'ailleurs d'un des besoins les plus criants dans le système de garde insulaire. C'est simple, il manque aujourd'hui une dizaine d'éducateurs dans la province.

On a des enfants sur des listes d'attentes qu'on est pas capable de remplir les espaces parce qu'il y a un manque d'éducatrice et d'éducateur, on pourrait embaucher 9 à 10 personnes

Kathleen Couture, la présidente de l'Association des centres de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard

Ce manque s'explique par une raison en particulier : un salaire de base de 15,30 $ de l'heure, 5 à 7 dollars de moins qu'une personne responsable de l'entretien ménager dans les écoles.

Mme Couture n'hésite pas à qualifier la situation de crise : « La crise est là pis elle est là depuis longtemps, puis elle va rester là jusqu'à ce que l'on fasse des changements », dit-elle.

Elle affirme que les éducatrices ont peur de prendre des journées de congé parce qu'elles savent que cela va créer des manques que d'autres éducatrices devront combler.

De son côté, Dadou a promis de venir visiter les centres de la petite enfance de l'Île en novembre prochain avant, pourquoi pas, de donner encore plus d'argent.

D'après le reportage de Julien Lecacheur

Île-du-Prince-Édouard

Éducation