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Faire oublier le passé en passant par la ligne bleue et votre assiette

Philippe Couillard s'adresse aux médias.

Le premier ministre Philippe Couillard annonce que son gouvernement investira 350 millions de dollars pour initier le projet de la ligne bleue.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans les vallées verdoyantes des surplus budgétaires, où l'argent semble pousser dans les arbres, le gouvernement Couillard est hyperactif. Prolongement de la ligne bleue du métro, projet d'un tramway à Québec, politique bioalimentaire : les annonces se succèdent à un rythme effréné. À venir : politique de mobilité durable et politique culturelle. Le but de l'exercice est de faire oublier le passé.

Une analyse de Sébastien Bovetchef du Bureau parlementaire à Québec

Pendant plus de trois ans, le gouvernement de Philippe Couillard a administré l’argent des contribuables avec rigueur ou austérité, selon votre point de vue. Cette poigne de fer sur les cordons de la bourse l’a défini et a donné des munitions à ses adversaires.

Le gouvernement a beau dire que l’exercice était nécessaire, que les finances publiques assainies donnent aujourd’hui une marge de manœuvre utile pour investir là où il faut, ses adversaires lui rappellent que la protectrice du citoyen a conclu que les plus vulnérables de la société avaient souffert ces dernières années.

Vendre le bilan du Parti libéral du Québec est donc suicidaire en année électorale. Exit le bilan : il faut vendre des projets, démontrer que le gouvernement est capable de mobiliser et, d’une certaine façon, faire rêver.

Bienvenue aux projets comme le Réseau express métropolitain, le prolongement de la ligne bleue du métro, le tramway à Québec et les investissements dans le bioalimentaire québécois. Du métro à votre assiette, le gouvernement tente de se renouveler.

Le véhicule privilégié pour le moment est la mobilité durable, un enjeu qui permet de faire d’une pierre deux coups. En augmentant l’offre de service de transport en commun, on réduit l’engorgement de la circulation et en réduisant la circulation, on améliore la qualité de vie des familles. Le gouvernement a l’avantage de contrôler les cordons de la bourse, il peut donc ficeler les projets et les proposer aux Québécois.

Il a besoin de tout son petit change parce qu’il combat un vent de changement, c’est-à-dire l’idée que le gouvernement est usé. Se battre contre le changement est un énorme défi, même quand il souffle dans les vallées verdoyantes des surplus budgétaires.

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