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Le conducteur de l'Océanic espère des changements après l'accident des Broncos

Vue aérienne de la scène de l'accident, montrant les carcasses des véhicules.

Les restes des deux véhicules témoignent de la violence de l'impact.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Le conducteur de l'autocar de l'Océanic de Rimouski espère des changements à la réglementation, à la suite de l'accident qui a coûté la vie à 15 joueurs des Broncos de Humboldt, en Saskatchewan.

Luc Hallé, qui conduit les joueurs de l'Océanic aux quatre coins du Québec et des Maritimes depuis 23 ans, affirme que la communauté des chauffeurs est sous le choc après la tragédie.

Cet accident-là a frappé fort. Peut-être que ça va faire changer les choses pour améliorer la sécurité.

Luc Hallé, conducteur de l'autobus de l'Océanic

Il aimerait que le nombre d'heures maximales de conduite soit abaissé à 10 heures par jour, à l’instar de ce qui se ferait aux États-Unis, plutôt que les 13 heures que prévoit la réglementation actuelle canadienne.

On ne connaît toujours pas les circonstances exactes qui ont provoqué l'accident en Saskatchewan, ni si l'un des deux chauffeurs est en cause. Pour sa part, si Luc Hallé ne croit pas que le conducteur d'autocar soit en cause dans l'accident, il affirme que la modification du nombre d'heures de conduite permettrait tout de même de diminuer la fatigue des conducteurs et le risque d'accident.

Luc Hallé est conducteur d'autocar depuis 23 ans pour l'Océanic de Rimouski.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Luc Hallé est conducteur d'autobus depuis 23 ans pour l'Océanic de Rimouski

Photo : Radio-Canada

Luc Hallé invite aussi la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) à revoir ses calendriers et ses divisions pour éviter les longues heures de route la nuit.

Il y a tellement de voyages de nuit et c’est assez difficile, parfois les routes, les conditions, c’est pas évident. Parfois on a peur qu’il arrive quelque chose.

Luc Hallé, conducteur de l'autocar de l'Océanic

« Au lieu de finir les matchs au plus loin, comme finir à Rouyn-Noranda, peut-être de commencer à jouer là-bas. Partir de jour, jouer là-bas à Rouyn-Noranda, et se rapprocher, jouer d'autres parties, dans des villes qui sont moins loin de la maison. Comme ça, s'il y a juste cinq ou six heures de route après, bien c'est moins pire », précise Luc Hallé.

L’autobus de l’Océanic de Rimouski a été coincé dans un carambolage près de Saint-Vallier en 2014.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le conducteur Luc Hallé se rappelle de la peur qu'il a eue, lors d'un carambolage près de St-Vallier, en 2014.

Photo : Radio-Canada / Archives

Ouverture à la LHJMQ

Le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Gilles Courteau, estime que les équipes planifient leurs voyages à l’extérieur en « conséquence de ces situations [...] pour s’assurer de ne mettre personne en danger ».

Il fait tout de même montre d’ouverture devant les suggestions du conducteur de l'autocar de l’Océanic.

On regarde toujours ce qu’on peut faire chaque année pour améliorer l’encadrement du joueur, et des suggestions comme celle-là, c’est certain qu’on est toujours ouverts à les regarder et voir dans quelle mesure on peut les appliquer.

Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ
Gilles CourteauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gilles Courteau

Photo : Radio-Canada

Gilles Courteau rappelle toutefois que la ligue respecte les règles établies, limitant la conduite à un maximum de huit heures consécutives pour un chauffeur.

Il précise que très souvent, deux chauffeurs voyagent avec les équipes, lors de leurs déplacements.

« Le maximum de sécurité »

Du côté du Drakkar de Baie-Comeau, le directeur général, Steve Ahern, estime que tout le monde du hockey est touché par la tragédie. Il pense toutefois que certains accidents sont difficiles à éviter et qu’il n’en demeure pas moins que les chauffeurs sont très prudents.

« On a des chauffeurs qui respectent les limites de vitesse, le chauffeur respecte son booking, mais t'as tout le temps des impondérables qui arrivent, puis un accident, c'est un accident. On ne peut pas revenir en arrière, puis il faut juste regarder en avant et [voir] ce qu'on peut faire pour continuer à donner le maximum de sécurité à tout le personnel qui fait partie des voyages sur la route. »

D’après les renseignements de Marlène Joseph-Blais et d’Ariane Perron-Langlois

Bas-Saint-Laurent

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