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Les utilisateurs Facebook peuvent savoir si leurs données ont été détournées

Une femme se tient devant un écran d'ordinateur qui affiche le logo du réseau social Facebook. Ce logo est reflété dans son œil.

Facebook est en pleine tourmente alors que sa gestion des données privées de ses utilisateurs est remise en question.

Photo : AFP/Getty Images / Josh Edelson

Radio-Canada

Les utilisateurs Facebook peuvent savoir depuis lundi s'ils font partie des 87 millions de personnes dont les informations personnelles ont été récupérées à leur insu par le cabinet de conseil politique Cambridge Analytica.

Selon Facebook, près de 70 millions de ceux-ci se trouvent aux États-Unis, alors que les autres vivent majoritairement au Royaume-Uni, en Indonésie et aux Philippines. Au Canada, un peu plus de 622 000 personnes auraient vu leurs informations détournées.

Lundi, Facebook a commencé à informer ses utilisateurs en publiant une notification dans leur fil d’actualités, accompagnée d’un bouton leur permettant de changer leurs paramètres de confidentialité.

De plus, comme le réseau social avoue que Cambridge Analytica n’est pas la seule entreprise à s'être servie des données personnelles de ses utilisateurs, il doit également leur indiquer quelles applications auraient pu être utilisées pour recueillir des données à leur sujet.

Deux téléphones sur lesquels apparaît un compte Facebook avec une notification intitulée « Protéger vos informations » qu'un usager pourrait recevoir dans la foulée du scandale Facebook-Cambridge Analytica.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette image fournie par Facebook montre un exemple d'une notification intitulée « Protéger vos informations » qu'un usager pourrait recevoir dans la foulée du scandale Facebook-Cambridge Analytica.

Photo : AP/Facebook

Mercredi dernier, le groupe Facebook a revu à la hausse le nombre d’utilisateurs qui ont vu leurs données utilisées par Cambridge Analytica, à 87 millions. Il parlait jusque-là d’environ 50 millions. Ces chiffres sont toutefois contestés par Cambridge Analytica, qui indique qu’elle a reçu des informations sur au plus 30 millions d’utilisateurs Facebook.

Après Cambridge Analytica, CubeYou

Parce qu'elle croit qu'elle a vendu des données personnelles de ses utilisateurs à des cabinets de marketing, Facebook a d’ailleurs suspendu une autre entreprise d’analyse de données avec laquelle elle avait un partenariat, CubeYou.

CubeYou mettait en ligne des tests psychologiques sur Facebook. Bien qu’elle eut affirmé que les données obtenues ne seraient utilisées que pour des recherches à but non lucratif menées par l’Université de Cambridge, elle aurait vendu ces informations à des cabinets de marketing.

CubeYou et l’Université de Cambridge disent toutes les deux qu’elles avaient clairement mentionné dès le début de leur partenariat avec Facebook que les données recueillies seraient utilisées autant pour des buts académiques que financiers.

En raison du scandale impliquant Facebook, le PDG de l’entreprise, Mark Zuckerberg, doit comparaître cette semaine devant plusieurs commissions gouvernementales américaines : les comités de la justice et du commerce du Sénat mardi, puis la commission de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants mercredi.

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