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Un procès qui pourrait transformer le système de santé reprend en C.-B.

Des défenseurs du système de santé publique devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique lundi à Vancouver.

Ce procès recommence alors que la Colombie-Britannique a annoncé la semaine dernière qu’elle entend punir plus durement la surfacturation en santé.

Photo : Radio-Canada / Daniel Beauparlant

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des défenseurs du système de santé public se sont rassemblés devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique, lundi, où une affaire qui pourrait transformer le visage des soins de santé au Canada est de retour, après une série de retards.

Le Dr Brian Day, cofondateur de cliniques privées et plaignant dans ce dossier, fait valoir que des lois canadiennes violent le droit constitutionnel des Canadiens d’avoir accès à des traitements. Il souhaite également que des restrictions soient levées sur le privé dans le domaine de la santé au pays. Le médecin soutient aussi que sa clinique privée et les autres dans la province aident à diminuer les listes d’attente dans le système public.

Ce procès recommence alors que la Colombie-Britannique a annoncé, la semaine dernière, qu’elle entend punir plus durement la surfacturation en santé. À partir d’octobre, les médecins qui feront payer des frais supplémentaires pour des soins de santé nécessaires risqueront une amende de 10 000 $ pour une première infraction. En effet, la province a annoncé qu’elle entend mettre en application une loi qui n’a pas été pleinement appliquée pendant 15 ans.

Plan serré sur le visage du Dr Brian Day.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le docteur Brian Day est un plaignant dans cette affaire.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck/The Canadian Press

À ce sujet, le Dr Day prévoit que des cliniques seront forcées de fermer leurs portes quand la loi entrera en vigueur. « Le gouvernement est au tribunal, niant que les listes d’attente sont un problème et qu’elles peuvent entraîner des problèmes », a-t-il soutenu.

Il cite des statistiques du Collège des médecins et des chirurgiens de la Colombie-Britannique qui montrent que de 60 000 à 70 000 patients par année se rendent dans des cliniques privées. Il se demande comment cela aidera le système s’ils se retrouvent dans le système public.

Les cliniques privées ne sont pas illégales, selon la Loi canadienne sur la santé, mais la facturation d’actes qui sont déjà couverts par le système public l’est.

Avec les informations de La Presse canadienne

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