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Le Conseil des gouverneurs de l’Université de l’Ontario français est formé

Photo de femmes et d'hommes en rang qui posent pour une photo.

Dyane Adam (au centre), ex-présidente du comité de planification de l'Université de l'Ontario français, et d'autres membres du nouveau Conseil des gouverneurs

Photo : Radio-Canada / Claudine Brulé

Radio-Canada

À deux mois des élections provinciales, le projet d'ouvrir à Toronto une première université francophone autonome en Ontario franchit une autre étape avec la nomination de 12 personnes - y compris Dyane Adam - au sein d'un Conseil des gouverneurs chargé de mettre sur pied le nouvel établissement.

Ce Conseil inclut des représentants des milieux éducatif, associatif, médiatique et des affaires, notamment.

Toutefois, il n’y a aucun représentant spécifiquement pour le nord, le sud-ouest et l’est de la province.

Photo de trois adolescents qui sourient : un Noir, une Noire et une blanche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le site de la future université francophone dit qu'elle ouvrira ses portes en 2020.

Photo : Site officiel

Le site web de la future université (Nouvelle fenêtre) francophone a par ailleurs été lancé, lundi.

Toutefois, le projet d’Université de l’Ontario français n’a reçu qu'un financement provincial de 10 millions de dollars pour l'instant, alors que l'institution doit accueillir ses premiers étudiants en 2020.

Les 12 membres du Conseil des gouverneurs

  • Dyane Adam : ancienne commissaire aux langues officielles du Canada et ex-présidente du comité de planification du projet d’Université de l’Ontario français
  • Fété Ngira-Batware Kimpiobi : directrice générale de l’organisme Solidarité des femmes et familles immigrantes francophones du Niagara
  • Frédéric Dimanche : professeur et directeur de l'École de gestion hôtelière et de tourisme à l'Université Ryerson de Toronto
  • Glenn O’Farrell : PDG, groupe média TFO
  • Koubra Haggar : étudiante de douzième année, école secondaire Georges-P.-Vanier de Hamilton, vice-présidente de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO)
  • Marième Lo : professeure, Institut d’études africaines et féminines, Université de Toronto
  • Florence Ngenzebuhoro : directrice générale, Centre francophone de Toronto
  • Marie-Andrée Vermette : avocate, WeirFoulds
  • Rodrigue Gilbert : conseiller en transport et logistique; PricewaterhouseCoopers Canada
  • Jean Michel Beck : fondateur, PDG d’Aecon
  • Jacques Naud : premier vice-président, ventes et distribution, Knowledge First Financial
  • Normand Côté : vice-président, leadership, évaluation et développement, Optimum Talent

La ministre ontarienne de l’Enseignement supérieur, Mitzie Hunter, remercie les membres du Conseil des gouverneurs de leur « engagement ».

C’est un jalon important dans la création de la première université de langue française autonome de l’Ontario.

Mitzie Hunter, ministre de l'Enseignement supérieur

L'Université de l'Ontario français en chiffres

Dessin qui illustre la composition de la population étudiante. 3,5 % seraient des jeunes Ontariens de moins de 25 ans, 6,5 % seraient des étudiants venant d'autres institutions postsecondaires, 44 % seraient des apprenants adultes et 46 % seraient des étudiants internationaux.

Source : Projection de l’étude des besoins et de l’intérêt à l’égard de la création d’une université de langue française dans le Centre-Sud-Ouest de l’Ontario de la firme Malatest

Photo : Radio-Canada/Annie Poulin / Icônes : Freepik de www.flaticon.com

Illustration qui montre le budget de départ de l'Université : 83,5 millions de dollars, soit 71,5 millions en fonds de démarrage répartis sur sept ans et 12 millions pour l'aménagement de l'édifice.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Source : rapport du Conseil de planification pour une université de langue française en Ontario

Photo : Radio-Canada/Annie Poulin / Icônes : Freepik de www.flaticon.com

Réactions

Dans un communiqué conjoint, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la FESFO, qui militent depuis des années pour la création d'une université française, se disent « heureux » de la formation du Conseil des gouverneurs, ajoutant qu'il s'agit d'une « étape importante ».

Il était important que la jeunesse soit représentée au sein du Conseil des gouverneurs [en référence à la nomination de Koubra Haggar de la FESFO].

Pablo Mhanna-Sandoval, président de la FESFO

La FESFO, l'AFO et la RÉFO espèrent rencontrer les membres du Conseil des gouverneurs prochainement « pour partager leurs recommandations afin de maximiser le potentiel de l’institution ».

Pour sa part, la députée néo-démocrate de Nickel Belt, France Gélinas, déplore l'absence d'une représentation panprovinciale au sein du nouveau Conseil des gouverneurs.

Nous, les Franco-Ontariens du Nord, de l’Est, on n’est pas là.

France Gélinas, députée du NPD

Mme Gélinas critique aussi le fait que lorsque la nouvelle université ouvrira ses portes, en 2020, les premiers étudiants devront fréquenter un campus temporaire, compte tenu de l'échéancier serré pour la mise sur pied du nouvel établissement.

Toronto

Politique provinciale