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Les cas connus d'enseignants victimes de vol d'identité se multiplient

François Charland, enseignant victime de vol d'identité.

François Charland, enseignant victime de vol d'identité.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Samedi, des enseignants de Québec et de l'Estrie ont lancé un cri du coeur après avoir été victimes de fraudes de vol d'identité similaires. Depuis la diffusion de notre reportage, de nombreux enseignants se sont manifestés et certains partagent de l'information sur les réseaux sociaux.

Des enseignants de Lac-Mégantic, de Sorel, de Gatineau, de Victoriaville, de Montréal et de Québec nous ont écrit pour raconter des histoires similaires à celles de Manon Blanchet et de François Charland qui enseignent, respectivement, à Windsor et à Québec. Les deux sont victimes de vol d'identité. Avec leurs données personnelles, les fraudeurs ont commandé des cartes de crédit à leur nom et acheté des téléphones cellulaires.

D'autres collègues se sont manifestés, entre autres, sur un groupe Facebook composé de près de 6000 enseignants.

D'ailleurs, un des enseignants fraudés a démarré un nouveau groupe sur le réseau social pour colliger de l'information auprès de ses collègues. Le but est d'essayer de comprendre quelle est l'origine des fraudes, si elles sont reliées et si oui, d'où provient la fuite?

« Je suis vraiment très heureux de voir que les gens ont pris connaissance du message qu'on essayait de leur envoyer. On s'est permis de juste dire aux gens de regarder leur dossier de crédit. On encourage les gens à le faire encore », exprime François Charland.

« Si les enseignants voient qu'il y a de l'activité louche, qu'ils le signalent à la police pour grossir le dossier et pour bâtir une base de données qui est assez solide pour avoir des preuves. »

— Une citation de  François Charland, enseignant fraudé

Le Service de police de la Ville de Québec confirme étudier neuf dossiers dont la particularité est que les plaignants sont des enseignants.

Quoi faire en cas de vol d'identité?

Enseignant ou pas, tout le monde peut être victime d'un vol d'identité. Selon Sylvie Bonin coordonnatrice à l'Association coopérative d'économie familiale de l'Estrie (ACEF Estrie), il faut agir rapidement, dès que l'on a des doutes, contacter aussitôt les agences d'évaluation de crédit comme Equifax et TransUnion et porter plainte à la police.

« En général, c'est qu'il y a une fraude financière et si on ne réussit pas à faire reconnaître par le créancier que c'est vraiment une fraude, la dette nous est attribuée. Je connais des gens qui la paient pour ne pas abîmer leur dossier de crédit et je connais des gens qui n'ont pas les moyens de la payer et que leur dossier est mauvais. Ils ne peuvent pas obtenir de crédit. Les impacts sont vraiment réels », explique madame Bonin qui ajoute quelques recommandations pour les enseignants qui s'inquiètent de la situation.

« Si j'étais dans un groupe possiblement ciblé, je ferais venir mon dossier de crédit en ligne pour voir s'il y a quelque chose. Si jamais il n'y a rien, par prudence, je m'abonnerais à une alerte crédit pour les mois à venir, jusqu'à ce que l'on trouve la source de ce vol d'identité qui semble un peu plus collectif, je dirais. »

— Une citation de  Sylvie Bonin coordonnatrice à l'Association coopérative d'économie familiale de l'Estrie.

La Fédération des syndicats de l'enseignement a été informée de cette situation.

Des vérifications sont en cours pour connaître l'ampleur du problème.

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