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Syrie : des cas de suffocations après des raids du régime

Les Casques blancs, secouristes en zones rebelles, ont dénoncé un recours à «du gaz de chlore toxique» par le régime syrien sur Douma.

Les Casques blancs, secouristes en zones rebelles, ont dénoncé un recours à «du gaz de chlore toxique» par le régime syrien sur Douma.

Photo : Associated Press

Agence France-Presse

Des dizaines de cas de suffocation, dont certains ayant entraîné la mort de plusieurs personnes, ont été rapportés après des raids aériens du régime syrien sur Douma, la dernière poche rebelle de la Ghouta orientale, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (0SDH).

Les Casques blancs, secouristes en zones rebelles, ont dénoncé un recours à « du gaz de chlore toxique », mais immédiatement après ces accusations, les médias d'État ont réfuté toute responsabilité du régime de Bachar al-Assad, dénonçant une « farce » et les « fabrications » des insurgés en déroute.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources sur le terrain, a assuré ne pas être en mesure de « confirmer ou de nier » ces accusations d'attaques chimiques.

L'Observatoire a toutefois rapporté au moins 70 cas de difficultés respiratoires et de suffocation parmi les civils pris au piège de sous-sols ou de pièces faiblement ventilées, et ne pouvant s'échapper pour trouver de l'air après les raids, précisant que 11 personnes, dont quatre enfants, avaient péri dans ces conditions.

Après avoir initialement évoqué une première attaque chimique et un recours à « du gaz de chlore toxique », les Casques blancs ont rapporté sur leur compte Twitter une seconde attaque plus tard dans la soirée de samedi.

Des familles entières ont péri étouffées dans les sous-sols, après que Douma a été la cible de gaz toxiques. Il y a 40 morts et des centaines de blessés.

Compte Twitter des Casques blancs

De son côté, l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM) affirme dans un communiqué que plus de 500 civils ont été blessés dans ces attaques à l’arme chimique et que 25 personnes ont trouvé la mort, dont plusieurs étaient des enfants.

L'AFP n'était pas en mesure de vérifier indépendamment ces chiffres.

Syrie : l'engrenage de la guerre

Bombardements

Ces accusations interviennent alors que les forces du régime ont repris leurs bombardements sur Douma, la dernière ville de la Ghouta orientale encore tenue par des rebelles, ceux de Jaïch al-Islam.

Sur son compte Twitter, le haut responsable de Jaïch al-Islam Mohammed Allouche a lui aussi évoqué « des dizaines de morts », à la suite de « l'inhalation de gaz toxiques qui ont visé la ville de Douma », rapportant également des centaines de blessés.

Citée par l'agence Sana, une « source officielle » a réfuté toute responsabilité du régime, dénonçant une « farce ».

« L'armée, qui progresse rapidement et avec détermination, n'a pas besoin d'utiliser une quelconque substance chimique », selon l'agence officielle.

« Les terroristes de Jaïch al-Islam sont en situation d'effondrement, leurs bras médiatiques ont recours aux fabrications », ajoute la source citée par Sana.

Démenti

Bachar Al-Assad en entrevue avec l'AFP.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président syrien, Bachar Al-Assad.

Photo : AFP / JOSEPH EID

Le régime syrien, qui a plusieurs fois démenti avoir recours aux armes chimiques, a été pointé du doigt ces derniers mois pour des attaques présumées au gaz de chlore, notamment dans la Ghouta.

Ces accusations, « irréalistes » selon Bachar al-Assad, ont provoqué un tollé sur la scène internationale, Washington et Paris brandissant la menace de frappes en Syrie.

Début mars, au moins 60 cas de suffocation avaient été rapportés par l'OSDH dans la Ghouta, le personnel médical évoquant une possible attaque au gaz de chlore.

Depuis vendredi et la reprise des bombardements du régime sur Douma, des dizaines de civils ont été tués dans les raids aériens, selon l'OSDH.

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