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Budget 2018 : les espoirs des Fransaskois

Roger Gauthier se trouve dans un corridor assez sombre. Il porte une chemise et un veston bleus.

Le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise Roger Gauthier espère que le gouvernement maintiendra les investissements faits au cours des dernières années.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement de Scott Moe déposera son premier budget provincial mardi. Un an après l'annonce de compressions qui ont suscité déception et inquiétude en Saskatchewan, des organismes fransaskois expriment ce qu'ils aimeraient obtenir de la province.

Un texte de Raluca Tomulescu

Un an après le dépôt d’un budget qu’il qualifie de controversé, le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) Roger Gauthier espère à tout le moins que le gouvernement maintiendra les investissements faits au cours des dernières années en éducation et en immigration.

Il explique qu’en éducation, les infrastructures et le financement accordé par élève inscrit dans un établissement fransaskois sont des enjeux particulièrement importants.

« On veut s’assurer que nos espaces communautaires ne soient pas utilisés pour compenser les besoins sur le plan scolaire. Et là, on veut quand même que le gouvernement puisse nous entendre sur la création d’infrastructures supplémentaires pour Saskatoon, Regina et Prince Albert. »

— Une citation de  Roger Gauthier, président de l'Assemblée communautaire fransaskoise

Roger Gauthier se dit conscient que ces revendications ne seront pas satisfaites dans un seul budget, mais il espère voir dans celui de cette année une « certaine ouverture » du gouvernement qui augurerait des changements.

Pour ce qui est de l’immigration, le président de l’ACF rappelle l’importance, pour la communauté, que la province respecte la cible d’Ottawa, selon laquelle les nouveaux arrivants qui maîtrisent le français représenteraient 4,4 % de tous les immigrants économiques qui s'établissent à l'extérieur du Québec. « Pour nous, ça prend quand même un investissement intéressant et concerté entre le fédéral et le provincial », indique-t-il.

Roger Gauthier déplore également certaines compressions annoncées dans le budget provincial 2017-2018, comme l'abolition de la compagnie de transport de la Saskatchewan (STC) ou les compressions qui ont touché les bibliothèques de la province.

« On espère qu’il n’y aura pas ce genre de dérapage, que le nouveau gouvernement a compris qu’il fallait continuer d'investir sans qu’on ait à reculer sur les progrès qu’on a faits dans les dernières années. »

— Une citation de  Roger Gauthier, président de l'Assemblée communautaire fransaskoise

Pour 2018-2019, la Saskatchewan fait face à un déficit de 595 millions de dollars. Le gouvernement compte atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2019-2020.

Une nouvelle école à l’horizon?

Le Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP) soulève lui aussi les besoins en infrastructures scolaires de la communauté fransaskoise. Il espère que le gouvernement de la Saskatchewan s’engagera à « construire une nouvelle école francophone dans le nord-ouest de Regina dans un délai raisonnable ».

En attendant, le CPIP demande que la province prévoie un budget pour la location d’une école anglophone pour la rentrée scolaire de l’automne 2018.

Cette solution avait été soulevée lors d'une récente séance de médiation réunissant le CPIP, le Conseil scolaire fransaskois (CSF) et la province.

De son côté, le Conseil scolaire fransaskois n’a pas désiré se prononcer sur ses attentes avant la sortie du budget 2018-2019.

De possibles bonnes nouvelles

Le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politique publique à l'École Johnson Shoyama de l'Université de la Saskatchewan, Daniel Béland, estime que la communauté fransaskoise pourrait recevoir « de bonnes nouvelles » sur le plan de l’éducation.

« Il y a quand même l’engagement de Scott Moe de ne pas délaisser l’éducation cette année. »

— Une citation de  Daniel Béland, Chaire de recherche du Canada en politique publique à l'École Johnson Shoyama de l'Université de la Saskatchewan

En février, Scott Moe avait promis qu’un montant de 30 millions de dollars serait investi pour l’année 2018-2019 avec le dépôt du budget.

Daniel Béland, politologue et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politique publique à l'École Johnson Shoyama à l'Université de la SaskatchewanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Béland, politologue et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politique publique à l'École Johnson Shoyama à l'Université de la Saskatchewan

Photo : ICI Radio-Canada/Anouk Lebel

Ceci dit, Daniel Béland rappelle que les francophones de la province représentent « un petit pourcentage de la population », qui ne constitue pas nécessairement une priorité aux yeux du gouvernement de la Saskatchewan.

La ministre des Finances Donna Harpauer déposera son budget 2018-2019 mardi après-midi.

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