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Les policiers continuent d'enquêter sur les gestes de leurs collègues en Saskatchewan

Plan serré sur la main d'un policier posée sur l'arme qu'il porte à la ceinture.
Seize Saskatchewanais ont perdu la vie dans des interventions policières depuis 2000. Photo: Radio-Canada / CBC
Radio-Canada

Aucun des 16 morts survenues en Saskatchewan dans des interventions policières depuis 2000 n'est passée sous la loupe d'un enquêteur indépendant.

La Saskatchewan est une des seules provinces canadiennes à ne pas avoir d’agence indépendante chargée d'enquêter quand il y a un mort ou un blessé grave lors d'une intervention policière.

La Nouvelle-Écosse, l'Ontario, le Québec, le Manitoba, l'Alberta et la Colombie-Britannique ont tous des entités indépendantes qui enquêtent dans de tels cas.

Le directeur général de l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique estime que la Saskatchewan devrait leur emboîter le pas. « Je pense que c’est important pour assurer la confiance du public », déclare Josh Paterson.

« Le public a besoin de voir que ce ne sont pas des policiers qui enquêtent sur d'autres policiers lorsqu’une personne perd la vie dans un incident policier », juge-t-il.

La Saskatchewan a une Commission indépendante des plaintes du public qui traite des plaintes déposées contre des policiers de la province. Cependant, elle n’intervient pas automatiquement dans des dossiers de violence policière : pour qu'elle ouvre un dossier, il faut qu'une plainte soit déposée.

Le président de la Commission avait indiqué à Radio-Canada qu'il espérait voir ce modèle changer.

En Saskatchewan, quand il y a un mort lors d’une intervention policière, ce sont des enquêteurs d'une autre force policière qui sont chargés du dossier. Par exemple, si cela se produit lors d’une intervention de la police de Saskatoon, il reviendrait au Service de police de Regina d’enquêter sur l’incident.

Le professeur de criminologie à l'Université Simon Fraser Robert Gordon croit également que la Saskatchewan doit suivre l'exemple de ses voisines. « C’est franchement idiot que ne pas aller dans cette direction. Le public veut voir une plus grande indépendance dans les enquêtes concernant des comportements de policiers », note-t-il.

Bien qu’il n’y ait pas d’agence indépendante pour se pencher sur des interventions policières, le ministère provincial de la Justice précise qu’il nomme des observateurs externes, souvent provenant d’un autre service policier.

La province ajoute qu’elle surveille activement ce que font les autres provinces.

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