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Mal recycler coûte cher aux Canadiens

Deux mains tiennent un bac de recyclage bleu rempli de bouteilles de plastique vides.
Vancouver et Saint-Jean (T.-N.-L.) sont des exemples à suivre en matière de recyclage avec des taux de contamination de seulement 4,6 % et 3 % respectivement. Photo: iStock

Les Canadiens jettent trop d'ordures au recyclage, parfois par paresse ou par ignorance, mais quelquefois aussi avec de bonnes intentions. Les mauvaises habitudes dans ce domaine finissent par coûter des millions de dollars par année aux programmes de recyclage.

Un des problèmes importants est la contamination des produits recyclables. Il s’agit du terme technique pour décrire les produits non recyclables ou les déchets qui se retrouvent dans le système de recyclage. Ainsi, quelques cuillerées de beurre d’arachide laissées au fond d’un contenant ou un gobelet de yogourt mal lavé peuvent contaminer une tonne de papier, rendre celui-ci invendable et faire en sorte qu’il finira à la décharge.

Carte des taux de contamination du recyclage résidentiel : Vancouver 4,6%, Calgary 13%, Edmonton 24%, Regina 11%, Winnipeg 13%, Toronto 26%, Ottawa 5%, Montréal 7,5%, Fredericton 14%, Halifax 21%, St-Jean 3%, Île-du-Prince-Édouard 13%. Données non disponibles pour Whitehorse et Yellowknife.Agrandir l’imageTaux de contamination du recyclage résidentiel Photo : Radio-Canada

Un premier tri par les particuliers

Vancouver et Saint Jean (Terre-Neuve-et-Labrador) sont toutefois des exemples à suivre dans ce domaine. Elles ont des taux de contamination de seulement 4,6 % et de 3 % respectivement.

Les deux villes demandent à la population de séparer le papier, le carton et les contenants avant de les mettre au recyclage, contrairement à Toronto ou à Edmonton, par exemple, où tout est mis dans le même bac ou le même sac.

À Vancouver, le verre doit aussi être placé dans un bac différent, et les sacs de plastique et la styromousse doivent être remis dans un dépôt.

Allen Langdon, directeur de Recycle BC, qui gère les programmes de recyclage dans toute la province, dit que les programmes à « flux unique » qui ne requièrent pas que les résidents trient les produits recyclables ont toujours un plus haut taux de contamination.

Un problème plus important

La contamination est devenue récemment un problème encore plus important parce que la Chine, le pays importateur le plus important du monde de matériel recyclable, a commencé à interdire les importations de papier ayant un taux de contamination supérieur à 0,5 %. De nombreuses villes nord-américaines ont du mal à respecter ce seuil.

« Un simple bout de papier avec une tache de café aurait pu être recyclé il y a un an, dit Jim Mckay, le directeur général de la gestion des déchets solides à Toronto. Maintenant, c’est un déchet. »

Traiter du recyclage qui aboutira finalement à la poubelle coûte cher. « On paie deux fois pour gérer des déchets », explique M. Mckay.

Celui-ci estime que baisser le taux de contamination de 1 % permettrait de faire économiser entre 600 000 $ et 1 million de dollars à Toronto par année.

Du côté d’Edmonton, la Ville étudie différentes options pour faire baisser la contamination, notamment celles de demander au public de faire un premier tri, de changer les éléments acceptés et d'améliorer les installations pour mieux gérer la contamination.

La population peut collaborer

Les villes de Toronto et d'Edmonton, où les taux de contamination sont élevés, disent que leurs résidents peuvent aussi faire leur part :

  • en vidant et en rinçant les contenants;
  • en s’assurant que les sacs de poubelle sont mis à la poubelle;
  • en faisant de la recherche pour savoir ce qui est recyclable dans leur ville.

Avec des informations d'Emily Chung de CBC

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