•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les soins en santé mentale trop peu encadrés en Alberta, selon des associations

La détresse psychologique très présente chez les jeunes.
L’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse disposent d’un collège de thérapeutes en santé mentale. Photo: iStock
Radio-Canada

La profession de thérapeute en santé mentale n'est pas assez régulée, disent des associations et plusieurs élus albertains. La création d'un collège, tel qu'il en existe dans d'autres provinces, permettrait, selon eux, de faire appliquer des normes de pratique communes.

Un texte de Sophie Muller

Plus de 5000 personnes offrent des soins en santé mentale en Alberta, mais il n’existe pas de cadre de référence commun qui régule leur pratique et garantit la qualité de leurs services.

Dans le système actuel, « c’est aux patients qu’il revient de s’assurer que leur thérapeute a les compétences nécessaires », explique Nicole Imgrund, présidente de FACT-Alberta, la fédération des associations de thérapeutes en santé mentale en Alberta.

« Nous travaillons sur ce dossier depuis plusieurs années avec le gouvernement [...] et nous avons une bonne relation de travail avec eux. Mais on nous a dit que cette question ne figurait pas dans le programme législatif pour 2018, et on est dans les dernières étapes du processus de régulation, on aimerait donc que le gouvernement en fasse une priorité pour que la législation nécessaire soit en place dans l’année qui vient », poursuit Mme Imgrund.

Protéger le public

Actuellement, chaque thérapeute est libre d’adhérer à l’une des nombreuses associations qui existent dans la province, selon Mme Imgrund, et de suivre les normes de pratique de cette association.

Mais cette adhésion n’est pas obligatoire, dit-elle, et l’existence de normes différentes selon les associations nuit à la qualité et à l'uniformité des soins à travers la province.

C’est pourquoi, avec le soutien de quelques élus albertains, dont le député libéral David Swann, FACT-Alberta demande la création d’un collège albertain des thérapeutes en santé mentale.

Un tel collège, auquel tous les praticiens devraient adhérer, pourrait imposer des normes de pratiques communes.

Le rôle d’un collège est de protéger le public, explique Mme Imgrund. Il se distingue d’une association dont la mission est avant tout de faire la promotion de la profession.

À ce jour, l’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse disposent d’un collège de thérapeutes en santé mentale.

Les États-Unis aussi sont régulés, selon Mme Imgrund, qui ajoute que le fait que l’Alberta ne l’est pas peut engendrer des risques pour les patients.

« Un thérapeute qui appartient à un collège en Ontario ou au Québec et en est expulsé parce qu’il n’a pas respecté le code éthique peut venir s'installer en Alberta et pratiquer ici », déplore-t-elle.

Avec les informations de Virgine Dallaire

Alberta

Santé mentale