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Ronda tient une aile d'aigle dans sa main, elle porte un t-shirt mauve.

Ronda est une des membres de l'équipe qui soutient les victimes, mais aussi les membres du public.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À Richmond, en banlieue de Vancouver, l'équipe de soutien aux audiences de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) est la plus importante depuis ses débuts. Elle s'assure non seulement du bien-être des survivantes et des familles, mais aussi de celui du public.

Un texte d’Anaïs Elboujdaïni

Plus de 75 personnes au total portent le t-shirt mauve de l’équipe de santé. Leur rôle va de servir un verre d'eau à une personne qui témoigne à gérer une situation de stress intense.

« Mon collègue a chanté et joué du tambour », raconte Johanne Lafferty, employée de la société des survivants des écoles résidentielles à Penticton. « Il a aussi apporté les branches de cèdre qui viennent d’ici, pour purifier les gens de leurs émotions [envahissantes]. »

Deux personnes tiennent des branches de cèdreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs employés de la Société des survivants des écoles résidentielles passent la semaine lors des audiences pour soutenir ceux qui en ressentent le besoin.

Photo : Radio-Canada

L’utilisation de branches de cèdre est d’ailleurs une particularité de la Colombie-Britannique, note Terrellyn Fearn, directrice de la santé pour l’ENFFADA.

Cette dernière doit relever un défi de taille chaque fois qu’elle met les pieds dans une nouvelle communauté : s’assurer de répondre aux besoins des personnes qui feront un témoignage.

« Parfois, nous avons des membres d’une communauté autochtone, mais parfois, il y en a plusieurs. Donc, il faut leur demander quel genre de cérémonie ils veulent. Est-ce qu’ils veulent un feu sacré? Veulent-ils qu’on brûle de la sauge? », dit-elle. Toute une série de questions logistiques que doit régler Mme Fearn avant l’arrivée de l’Enquête dans une communauté. C’est d’ailleurs une nouvelle équipe, formée de membres locaux, qu’elle doit gérer à chacun des arrêts au pays.

Joanne Lefferty debout dans un corridor Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joanne Lafferty, membre de l'équipe de soutien lors de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, croit qu'il est temps que les traumatismes liés aux écoles résidentielles cessent de hanter les membres de sa communauté.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

Joanne Lafferty se promène avec un éventail fait de plumes d’aigle. Sa manière de soutenir les gens qui en ont besoin, c’est de canaliser des énergies positives. « J’espère que ceux qui témoignent cette semaine pourront être soulagés de raconter un peu de leur histoire », dit-elle.

Pour sa part, Mark Handley a été contacté par deux personnes avant d’accepter de faire part de ce processus. Bien qu’il n'ait pas été touché personnellement par la disparition ou la mort d’une femme autochtone, il évoque la solidarité autochtone. Enlevé à sa famille biologique lors de la rafle des années 1960, Mark Handley s’identifie comme bispirituel et dit explorer depuis environ 20 ans sa culture autochtone.

Mark Handley discute avec l'une des témoins de l'enquête. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mark Handley discute avec l'une des témoins de l'Enquête. Soutenir ses pairs lui apparaît comme un devoir.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

« C’est bénéfique pour moi de pouvoir enfin m’identifier à un groupe plutôt que d’être seul », raconte-t-il.

La directrice de la santé, Terrellyn Fearn, souligne que c’est dans la grande région de Vancouver qu’elle remarque le plus de soutien pour les familles des victimes.

Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées

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