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Les parents d'un homme tué par la police à Saskatoon veulent des réponses

Josh Megeney
Josh Megeney est mort en octobre 2016 à la suite d'une intervention de la police de Saskatoon. Photo: Facebook
Radio-Canada

Un an et demi après la mort de leur fils de 28 ans lors d'une intervention policière à Saskatoon, les parents de Josh Megeney tentent toujours de comprendre ce qui s'est passé.

« Nous voulons savoir ce qui est arrivé à Josh », plaide le père de la victime, John Megeney.

Le 6 octobre 2016, vers 9 h, la police municipale intervient dans une maison sur l'avenue Q, dans l'ouest de la ville, à la suite d'un appel pour cambriolage.

À l'époque, le propriétaire du domicile avait indiqué avoir appelé la police parce qu’il lui trouvait que quelque chose d'étrange se passait à l'extérieur de sa maison.

La police avait déclaré à l'époque que des agents avaient fouillé la maison et vu à travers une porte Josh Megeney porteur d'une arme à feu. C'est à ce moment-là que des coups de feu ont été tirés.

La police qui avait barricadé les lieux est finalement entrée dans la maison et a découvert le corps sans vie du jeune homme. La police n'a jamais précisé si Josh Megeney avait tiré sur les policiers ou si ce sont ces derniers qui ont tiré en premier.

« C’est une mort impliquant des policiers et nous voulons savoir ce qui s’est passé », déclare l’avocat de la famille Megeney, Scott Spencer.

16 morts dans des interventions policières

Selon une enquête de CBC, 461 personnes ont perdu la vie dans des interventions policières au Canada de 2000 à la fin 2017, dont 16 en Saskatchewan.

De ces 16 personnes, 12 sont mortes de blessures par balles. Toutes les victimes, sauf une, étaient des hommes.

Josh Megeney figure parmi ces morts. Selon ses amis, le jeune homme était toxicomane et vivait dans la rue.

Les données recueillies par CBC proviennent d’enquêtes, de rapports d’enquêtes internes, de reportages dans les médias et d’autres sources publiques.

La grande majorité, soit 70 %, des personnes tuées dans des interventions policières, avaient des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie, selon l'enquête de CBC.

Circonstances mystérieuses

Selon l'avocat de la famille Megeney, Scott Spencer, les balles qui ont atteint le jeune homme ont traversé une porte en bois.

« On suggère qu’il a reçu des balles à travers une porte de bois. C’est très loin de la théorie d’un homme pointant une arme vers un policier », affirme-t-il.

Bien que cette information provienne d’un rapport d’autopsie, Scott Spencer ajoute qu’aucun autre détail n'a pas été fourni aux parents de Josh Megeney.

Incertitude sur un dépôt d’accusations

La tenue d’une enquête publique sur la mort de Josh Megeney demeure incertaine.

Interrogée sur cette affaire, la porte-parole de la police de Saskatoon, Alyson Edwards, indique qu’il y a « un examen continu de la part de la Couronne » et que le ministère de la Justice s'y penche.

Dans une déclaration, le ministère de la Justice confirme qu'un observateur indépendant a été désigné, mais ne précise pas son identité.

Le surintendant de la police de Saskatoon, Brian Shalovelo, n'a pas voulu faire de commentaires sur le cas de Josh Megeney, mais affirme qu'une force meurtrière est nécessaire, dans des circonstances où un policier croit que sa vie ou celle d'un autre est en danger.

Les parents de Josh Megeney ne connaissent toujours pas les noms des agents concernés, ni même si des accusations seront portées dans cette affaire.

« On parle de guérison, mais c’est difficile quand on ne sait pas ce qui s’est passé », conclut Scott Spencer.

Saskatchewan

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