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Recherche de solutions à la pénurie de main-d'œuvre au CISSS de la Côte-Nord

Une travailleuse de la santé au micro pour prendre la parole au Sommet pour trouver des solutions à la pénurie de main-d'œuvre qui sévit dans le réseau de la santé nord-côtier.

Une travailleuse de la santé prend la parole au Sommet pour trouver des solutions à la pénurie de main-d'œuvre qui sévit dans le réseau de la santé nord-côtier.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Environ 170 personnes prennent part à un sommet, à Sept-Îles, pour réfléchir à des solutions à la pénurie de main-d'œuvre dans le réseau de la santé. Plusieurs participants souhaitent l'amélioriation des conditions de travail pour faire face aux nombreux départs et congés de maladie.

À l'heure actuelle, il manquerait une cinquantaine d'infirmières pour les besoins de base, selon le président-directeur général du CISSS de la Côte-Nord, Marc Fortin. Des dizaines de postes de techniciens et de médecins sont également à pourvoir.

Parmi les demandes entendues pour favoriser la rétention du personnel : des horaires connus plus longtemps d'avance et mieux adaptés aux métiers.

Une meilleure écoute des employés en première ligne et plus de consultation ont aussi été réclamées.

Il faut enraciner les gens dans leur milieu, selon la conseillère-cadre à la direction des soins infirmiers, Josée Marcheterre.

Je trouve important de mettre en perspective le sens qu'on donne aux soins infirmiers.

Josée Marcheterre, conseillère-cadre à la direction des soins infirmiers
Josée Marcheterre, conseillère-cadre à la direction des soins infirmiers, accorde une entrevue à Radio-Canada.

Josée Marcheterre, conseillère-cadre à la direction des soins infirmiers, estime que pour attirer du nouveau personnel, le CISSS doit valoriser la qualité de vie sur la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

« Je suis revenue à Sept-Îles pour prendre soin des miens [...] pour prendre soin des gens que je chéris tous les jours pour m'assurer qu'il y ait des soins de qualité, insiste Josée Marcheterre. C'est dans cette perspective là qu'on doit retrouver ou redonner un sens aux soins. »

Secteurs plus isolés du territoire du CISSS

Dans les régions éloignées, il manque parfois aussi d'équipements. Par exemple, des infirmières en Basse-Côte-Nord ont dit qu'il n'y avait pas de défibrillateur dans certains villages.

Sur la Basse-Côte-Nord, pour pallier la distance entre les dispensaires locaux et les médecins basés à Blanc-Sablon, on demande au CISSS de fournir des tablettes électroniques afin de pouvoir envoyer des photos, par exemple, pour que le médecin puisse faire un diagnostic à distance plutôt qu'attendre sa venue, ou de communiquer uniquement par téléphone.

On demande également davantage de soutien technique. Par exemple, lorsque certains équipements brisent un vendredi, des travailleurs doivent attendre parfois au lundi avant que les appareils ne soient réparés, faute de technicien.

Au sujet de Fermont, comme plusieurs travailleurs n'y résident pas à l'année, les données du recensement ne sont pas un bon indicateur pour déterminer les ressources qui sont allouées aux soins de santé, a fait remarquer Patricia Lizotte, intervenante en santé mentale à Fermont.

Réaction du PDG

« Une fois qu'on a des solutions concrètes, il faut les mettre en place. Moi, je m'engage d'abord à les [mettre en priorité] avec une équipe interdisciplinaire, avec beaucoup de groupes de personnes autour de la table », indique Marc Fortin.

Le président-directeur général du CISSS de la Côte-Nord, Marc Fortin, accorde une entrevue à Radio-Canada.

Le président-directeur général du CISSS de la Côte-Nord, Marc Fortin, au Sommet sur la pénurie de la main-d'oeuvre du CISSS en avril 2018.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

« Il y a les solutions qui vont être à court terme, c'est-à-dire dans les prochaines semaines, puis il y a des solutions qui vont être dans les six prochains mois et il y a peut-être une couple de solutions qui vont durer plus qu'un an parce que ça va demander plus d'efforts », a poursuivi Marc Fortin.

C'est la première fois dans l'histoire du CISSS qu'un tel sommet a lieu.

D'après les informations de Jean-Louis Bordeleau

Côte-Nord

Hôpitaux