•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un projet d'appartements supervisés en développement à Shawinigan

L'instigatrice du projet, Michèle Lafontaine, dans sa cuisine en compagnie de son fils Félix.

L'instigatrice du projet, Michèle Lafontaine, en compagnie de son fils Félix.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un projet d'appartements supervisés est en démarrage à Shawinigan pour des adultes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme.

L'initiative est celle d'un groupe de parents qui se sentent démunis devant l'absence de ressources résidentielles pour leur enfant devenu adulte.

Le projet de 1,5 million de dollars suscite de l'engouement dans le secteur. Douze noms de locataires potentiels ont été recueillis depuis le mois de janvier.

L'instigatrice du projet, Michèle Lafontaine, est elle-même mère d'un jeune adulte trisomique.

Son fils, Félix, partira en appartement le jour de ses 25 ans, en septembre. Ses parents seront très présents dans ses démarches et dans sa nouvelle vie, faute d'autres ressources.

Ce qu'on a présentement dans notre région, on a des familles d'accueil, des résidences, mais il n'y a pas de ressources d'hébergement comme des appartements supervisés.

Michèle Lafontaine

Elle souhaite sensibiliser la communauté à l'importance d'un tel projet dans la région.

Le projet qui est en train de voir le jour proposerait de l'accompagnement aux locataires de jour, de soir et de nuit.

L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a déjà proposé son expertise, notamment d'un point de vue technologique.

On va chercher les expertises un peu partout à travers le monde pour vraiment faire de ce projet-là un laboratoire vivant où on va concilier les meilleures pratiques pour permettre à ces personnes-là de s'intégrer pleinement dans leur communauté.

Martin Caouette, chercheur à l'Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l'autisme de l'UQTR

La moitié du financement du projet devra provenir du milieu, soit de mécènes ou de campagnes de financement.

L'immeuble, qui devrait accueillir entre huit et dix locataires, pourrait voir le jour d'ici trois ans.

Mauricie et Centre du Québec

Société