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Taxer les produits malsains pour améliorer la santé

On voit un sac de croustilles, une bouteille de boisson gazeuse et des boîtes de gâteaux vendus en pharmacie.

De la malbouffe vendue

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les taxes sur les produits malsains pour la santé, comme les cigarettes, l'alcool et les boissons gazeuses, présentent une option intéressante afin de réduire l'incidence des maladies non transmissibles (MNT), particulièrement chez les personnes les plus pauvres. C'est du moins ce que démontrent cinq études exhaustives menées à l'international et publiées dans la revue The Lancet.

Un texte d'Alain Labelle

Les chercheurs ont analysé les données sur les dépenses, le comportement et le statut socioéconomique de plusieurs sociétés de partout dans le monde.

Leurs travaux montrent que les familles pauvres et non assurées sont plus susceptibles de débourser d’importants coûts en matière de soins de santé en raison de ces maladies. Elles sont aussi plus enclines à renoncer à ces soins que les ménages à revenu plus élevé.

Une femme fume une cigarette Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une femme fume une cigarette

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada

Selon les conclusions des chercheurs, le fait de taxer les produits malsains - qui incluent aussi les croustilles salées et les friandises sucrées - peut mener à des améliorations importantes de la santé des personnes les plus pauvres, particulièrement si les recettes fiscales sont utilisées pour financer des programmes en faveur de l’activité physique chez ces gens ou pour subventionner des produits sains pour la santé.

Chaque année, 40 millions de décès sont imputés aux MNT, estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Près de 80 % d'entre eux surviennent dans les pays à revenu faible ou moyen.

Les MNT incluent:

  • le cancer;
  • le diabète;
  • les maladies cardiovasculaires (notamment les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux);
  • les maladies respiratoires chroniques (comme la pneumopathie chronique obstructive et l’asthme).

Selon l’Organisation mondiale de la santé, ces maladies sont de loin la principale cause de décès dans le monde. Elles représentent plus de 63 % de la totalité des décès annuels.

Outre la consommation de produits malsains, la sédentarité et l’obésité sont également considérées comme des facteurs de risque associé à ce type de maladies.

Faut-il taxer les boissons sucrées? Entrevue avec le docteur Martin Juneau.

L’OMS estime que si les principaux facteurs de risque de MNT étaient éliminés, près des trois quarts des cardiopathies, des accidents vasculaires cérébraux et des cas de diabète de type 2 pourraient être évités, tout comme 40 % des cancers.

Le saviez-vous?

  • Plus de 9 millions de décès imputés aux maladies non transmissibles surviennent avant l'âge de 60 ans.

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