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Centre d'injection supervisée : le ministre de la Santé n'est pas convaincu

La devanture d'un commerce.

Main Street Project veut d'acheter l'ancien édifice de Mitchell Fabrics pour en faire un nouveau refuge pour sans-abri qui abriterait le premier centre d'injection supervisée de la ville.

Photo : Radio-Canada / Wendy Buelow

Radio-Canada

L'organisme Main Street Project, de Winnipeg, souhaite déménager et agrandir ses locaux dans l'ancien édifice de Mitchell Fabrics pour en faire un centre d'injection sécurisée, mais le ministre de la Santé du Manitoba dit que cette démarche dépendra de la disponibilité des ressources.

« Chaque fois que nous recevons des gens de la collectivité qui proposent des idées pour régler un important problème de toxicomanie qui existe non seulement au Manitoba, mais à l'échelle du pays, c'est bien », a déclaré le ministre de la Santé, Kelvin Goertzen.

Il explique cependant que le défi auquel son ministère fait face est de « prioriser ces idées ».

Main Street Project veut ouvrir un centre de désintoxication de 10 lits pour offrir des soins pendant un an et offrir des programmes de santé mentale pour aider les toxicomanes à régler leurs problèmes de dépendance.

Kelvin Goertzen, qui avait déjà exprimé son opposition à l'idée d'un centre d'injection supervisée, a répété les raisons pour lesquelles il ne croit pas que cela fonctionnerait à Winnipeg.

Kelvin Goertzen en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kelvin Goertzen, ministre de la Santé du Manitoba

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

« Au Manitoba, c’est différent de ce que l'on voit à Vancouver, où il y a une forte concentration d'utilisateurs d'opioïdes, dans une zone relativement petite », affirme le ministre.

Il croit que les utilisateurs d'opioïdes ne monteront pas nécessairement dans un bus pour se rendre dans un centre d'injection supervisée.

Ici, plus de 70 % des personnes qui meurent de l'utilisation d'opioïdes perdent la vie à la maison. Alors elles ne meurent pas nécessairement dans la rue.

Kelvin Goertzen, ministre de la Santé du Manitoba

Le ministre de la Santé dit avoir reçu le rapport de la firme de consultants Virgo Planning and Evaluation, qui a été embauchée par la province pour examiner la façon dont les services de traitement de la toxicomanie et de santé mentale peuvent être mieux coordonnés. Il prévoit que ce rapport sera rendu public au mois de mai.

« Je pense que ce rapport nous guidera dans la bonne direction pour utiliser les ressources dont nous disposons », affirme-t-il.

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