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La réalité virtuelle pour lutter contre l’intimidation

Le reportage d'Ève Couture
Radio-Canada

La Fondation Jasmin Roy a lancé mardi un projet-pilote dans certaines écoles secondaires du Québec pour aider les jeunes à lutter contre l'intimidation en utilisant la réalité virtuelle.

Ce programme permettra aux élèves de vivre une série de mises en situation grâce à des lunettes de réalité virtuelle et des écouteurs.

Cela se présente sous forme de vidéos, où l’on peut voir des scènes d'intimidation ou de conflits, à 360 degrés.

L’expérience immersive fait du spectateur un témoin, qui se demande comment désamorcer la situation.

L'entreprise de réalité virtuelle Unlimited l'a testée sur quelques adolescents.

« J'ai aimé qu'on se sentait vraiment interpellé par les acteurs dans la vidéo et c'était extrêmement réaliste. T'es dans ta bulle aussi, t'as les écouteurs, t'entends rien autour. Ça te fait réfléchir. Comme moi, quand j'écoutais, j'étais comme : j'veux pas que ça se passe », ont expliqué Milya Corbeil-Gauvreau et Édouard Tremblay-Grenier, deux adolescents de 15 ans.

Produites avec des pédagogues de l'Institut Pacifique, les capsules seront présentées en classe par un animateur, et suivies d'une réflexion.

Après ça, il faut susciter la discussion. Donc, on travaille avec les nouvelles technologies en milieu éducatif, mais toujours en équipe.

Jasmin Roy, président de la Fondation Jasmin Roy
Le projet-pilote se présente sous forme de vidéos, où l’on peut voir des scènes d'intimidation ou de conflits, à 360 degrés.Le projet-pilote se présente sous forme de vidéos, où l’on peut voir des scènes d'intimidation ou de conflits, à 360 degrés. Photo : Radio-Canada

La recherche pilotée par l'Université de Sherbrooke permettra d'évaluer l'efficacité de cette nouvelle méthode auprès des jeunes.

« Est-ce un bon médium, est-ce que ça engendre des effets, positifs, négatifs? Est-ce utile, est-ce qu'on a besoin de ça pour cette approche-là ou on pourrait ne pas l'utiliser et ça ferait la même chose? », s’interroge le psychologue et chercheur Vincent Domon-Archambault.

Les résultats de la recherche seront connus à la fin de 2018.

Avec les informations d’Ève Couture et Myriam Fimbry

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