•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Recyclage des déchets : l'Alberta à la recherche de solutions

Lorenzo Donini
Lorenzo Donini, représentant de GFL Environmental, estime qu’il est temps d’arrêter d’envoyer nos déchets ailleurs, et de trouver enfin une solution durable. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les restrictions imposées par la Chine sur ses importations de déchets recyclables offrent une occasion de mettre enfin de nouvelles façons de faire en place, disent des représentants de l'industrie réunis mardi à Sherwood Park, en banlieue d'Edmonton.

Un texte de Sophie Muller

« Ça va être douloureux à court terme, mais payant à long terme », dit Tammy Schwass, directrice générale de l’Association albertaine de recyclage du plastique, partenaire de la rencontre.

La Chine a adopté récemment de nouvelles normes qui limitent ses importations de matériaux recyclables, comme le papier et le plastique. Jusqu’alors, ce pays recevait une grande partie des déchets recyclables produits par les municipalités canadiennes. À Edmonton, par exemple, un quart des déchets était expédié en Chine.

Toutes les municipalités doivent donc s’adapter à cette nouvelle réalité, dit Mme Schwass, et trouver des solutions pour gérer leurs déchets recyclables.

C'est précisément de solutions qu’est venue discuter la centaine de participants à la rencontre.

La création de débouchés locaux, en Amérique du Nord, est une des solutions évoquées, de même que « le développement de la demande de matériaux recyclés chez nos fabricants », dit Mme Schwass.

Lorenzo Donini, représentant de GFL Environmental, un fournisseur de services de gestion de déchets solides et liquides, estime qu’il est temps d’arrêter d’envoyer nos déchets ailleurs et de trouver enfin une solution durable. « Les fabricants industriels, à l’échelle mondiale, devraient être tenus de produire des matières qui soient recyclables [...] Ensuite, nous devrons améliorer la façon dont nous les collectons, les trions et soutenons les gens censés les recycler », explique-t-il.

Les nouvelles normes chinoises donnent au Canada l’occasion de changer le cours des choses, et ce changement était nécessaire dans tous les cas, pense-t-il. « Beaucoup de matières que nous envoyions en Chine ne sont pas recyclables », dit-il. « Les populations locales tombent malades, et l'environnement est détruit. »

Toutefois, le changement ne sera pas facile, dit Mme Schwass. « Nous nous étions tous habitués, les individus, les entreprises, les gouvernements, à envoyer nos déchets en Chine. Mais il faut que les gens comprennent que ce n’est pas un problème à court terme et qu’on ne le résoudra que si tout le monde fournit un certain effort. »

M. Donini est plutôt optimiste quant à la récupération du papier. Pour ce qui est du plastique de faible qualité, en revanche, ce sera plus compliqué, selon lui. « La poussière n’est pas encore retombée, je ne sais pas ce qu’il va se passer exactement », estime-t-il.

Avec les informations d'Héloïse Rodriguez

Alberta

Pollution