•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Le Petit Prince de Saint-Exupéry retrouvé à Québec?

    Antoine de Saint-Exupéry dans son avion
    Antoine de Saint-Exupéry dans son avion Photo: Getty Images / Archive Hulton
    Radio-Canada

    Saviez-vous qu'un enfant québécois aurait peut-être inspiré à l'écrivain Antoine de Saint-Exupéry son célèbre personnage du Petit Prince? C'est une théorie qui circule depuis la sortie de ce chef-d'œuvre littéraire il y a exactement 75 ans. Nos archives montrent que cette dernière n'est pas si loufoque qu'il y paraît.

    Antoine de Saint-Exupéry publie Le Petit Prince à New York en 1943. Il élabore une histoire poétique et philosophique présentée sous la forme d’un conte pour enfants. Écrit en français, l’ouvrage est maintenant un phénomène d’édition. Ce serait l’œuvre la plus traduite au monde après la Bible, selon le quotidien français Le Figaro.

    Dans ses pages, on découvre un garçonnet à la chevelure dorée et avec une écharpe au cou. Il fait plusieurs rencontres qui le rendent perplexe face aux comportements absurdes des grandes personnes.

    Mais qui se cache derrière la silhouette du Petit Prince? Où se trouve la source qui a tant inspiré Antoine de Saint-Exupéry ? La dédicace du livre nous permet d’étayer une première hypothèse. Le Petit Prince pourrait être son ami Léon Werth. L’auteur lui a dédié l’œuvre, mais « quand il était petit garçon. » 

    Aujourd’hui 2 mai 1967.

    La veuve d’Antoine de Saint-Exupéry, Consuelo Vargas de Saint-Exupéry, propose pour sa part une autre théorie à la journaliste Renée Larochelle. Dans une entrevue accordée le 2 mai 1967 à l’émission Aujourd’hui, elle affirme que Le Petit Prince est le fruit d’une promesse que son époux lui avait faite.

    Lui-même, c’est le Petit Prince. C’est son âme. Il faisait une conversation avec lui-même. L’histoire s’est passée il y a longtemps, quand il a eu un accident au Guatemala. Il m’avait promis de ne plus voler. […] Le Petit Prince, c’est son âme qui lui demande, pourquoi tu abandonnes ta rose qui a des pétales pas comme les autres?

    Consuelo Vargas de Saint-Exupéry

    Un Petit Prince québécois?

    Contrechamp, 21 décembre 1983

    Il existe une troisième hypothèse qui nous dirige vers la ville de Québec. En 1942, un an avant la parution de son livre, le célèbre aviateur séjourne dans la « Vieille Capitale ». C’est son ami le philosophe Charles de Koninck et sa famille qui le reçoivent.

    Le Français rencontre alors les trois fils de Charles de Koninck. Thomas, l’aîné, est âgé de huit ans. Le garçon interroge constamment Antoine de Saint-Exupéry. L’homme de lettres est fasciné.

    À l’émission Contrechamp du 21 décembre 1983 consacrée à Saint-Exupéry, la journaliste Marthe Blouin demande à Thomas de Koninck s’il confirme être le Petit Prince comme le croient certains.

    Ce que je sais, c’est que je lui posais des tas de questions. On me reprochait d’être bavard. Enfin quelqu’un qui écoutait. [...] Il y a mon épouse qui a dit "(le Petit prince), c’est sûrement toi". Elle est certaine que c’est vrai parce qu’elle dit que je viens d’une autre planète.

    Thomas de Koninck

    Quitter son astéroïde

    Le Téléjournal/Le Point, 5 mai 2000.

    L’œuvre Le Petit Prince est grandement admirée au Québec. Plusieurs Québécois voient dans cette histoire une profonde leçon d’humanité et de solidarité. Le 5 mai 2000, le journaliste Alain Picard présente au Téléjournal/Le Point un reportage qui illustre ce formidable pouvoir du conte.

    À cette époque, la cinéaste Anaïs B. Lavalette travaille comme coopérante au Honduras. Elle dirige une troupe de théâtre composée de jeunes Honduriens provenant de quartiers populaires de la capitale du pays. Le groupe décide d’adapter Le Petit Prince en spectacle. C’est un immense succès dans ce pays d’Amérique centrale.

    Anaïs B. Lavalette organise alors une visite des jeunes acteurs à Montréal, plus précisément au Collège Stanislas d’Outremont. Les étudiants fraternisent avec les Honduriens pour qui l’expérience se révèle un véritable épanouissement.

    Comme le héros à la rose, ils ont osé quitter leur astéroïde B-612 en quête d’amis ailleurs dans l’univers.

    Encore plus de nos archives

    Archives

    Arts