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Les élus de Gatineau en faveur d'accepter les chiens dans un plus grand nombre de parcs

Deux jeunes femmes tiennent en laisse un chien chacune, dans un parc enneigé.
Des propriétaires avec leur animal de compagnie dans un parc à chiens (archives). Photo: Radio-Canada / Josée Guérin

Les modifications proposées par l'administration municipale visant à permettre aux chiens d'avoir accès à un plus grand nombre de parcs et de sentiers municipaux sont accueillies favorablement par un grand nombre d'élus.

Les conseillers de Gatineau, réunis en comité plénier, ont pris connaissance mardi matin des changements proposés.

Le nouveau règlement maintient toutefois l'interdiction de promener tout animal jugé dangereux, même en laisse.

Principaux changements proposés :

  • Autoriser les chiens en laisse sur les sentiers dans 71 % des parcs (250 sur 353).
  • Restreindre à deux le nombre de chiens qu'un gardien peut avoir en laisse dans les parcs autorisés.
  • Un gardien pourra toutefois avoir quatre chiens dans les parcs d'exercice canin.
  • Fixer la longueur de la laisse à 2 mètres.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, affirme que ces changements sont nécessaires. « C'est important dans la vie des gens. Juste à Hull, c'est 40 % qui vivent seuls. Donc le pourcentage à Gatineau [de propriétaires de chiens] est très, très élevé », souligne-t-il.

Pour la qualité de vie des gens, les animaux domestiques prennent une place, quant à moi, qu'ils ne prenaient pas aussi fortement avant.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Le maire appelle par ailleurs les propriétaires de chiens à faire preuve de civisme, en ramassant les excréments de leurs animaux.

Des préoccupations

Si l'augmentation du nombre de parcs accessibles aux chiens est bien vue par plusieurs élus, il reste que certains ont fait part de préoccupations.

La conseillère du district de l'Orée-du-Parc, Isabelle Miron, s'inquiète de manque de poubelles dans les parcs pour disposer des sacs d'excréments.

Sa collègue du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Louise Boudrias, craint pour sa part qu'il soit difficile d'appliquer le règlement obligeant les propriétaires de chiens ou leurs gardiens à ramasser les excréments de leur animal de compagnie.

Mme Boudrias rappelle que les surveillants de parcs municipaux n'ont pas l'autorisation d'émettre des contraventions aux contrevenants. Elle anticipe une pression sur le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

Mis à part les policiers, seuls les contrôleurs animaliers de la Société de prévention de la cruauté contre les animaux (SPCA) peuvent donner des contraventions.

En vertu des changements proposés, le service de contrôle animalier prévoit effectuer de la surveillance dans les parcs à raison de quatre sorties par semaine, soit 112 sorties de quatre heures, entre la mi-avril et la mi-octobre.

En dehors de ces heures, le service est disponible en tout temps sur appel.

Le chef du SPVG, Mario Harel, a de plus clairement indiqué que son service n'interviendrait pas dans le cas d'infractions liées aux excréments d'animaux.

« Évidemment, si on a une plainte d'un chien qui est potentiellement agressif dans un parc, c'est une priorité du Service de police. Les autres infractions, les sacs d'excréments des animaux, ce n'est vraiment pas une priorité. Ça va être loin dans notre liste de priorité », a-t-il tenu à préciser.

Pour le maire, il est évident que le plan proposé n'est pas définitif et qu'il peut être modifié si les citoyens ne collaborent pas avec la Ville.

Des changements de 100 000 $

Ces changements nécessitent des investissements de 100 000 $, dont 40 % seront consacrés à une campagne d'information et de sensibilisation auprès des citoyens.

Un peu plus du tiers, soit 35 000 $, servira à l'installation de 618 panneaux de signalisation dans les parcs autorisés.

Le coût des interventions supplémentaires des agents du service de contrôle animalier de la Ville est estimé à 25 000 $.

Davantage de parcs d'exercice canin

Par ailleurs, Gatineau envisage d'augmenter le nombre de parcs d'exercice canin. La Municipalité en voudrait idéalement un dans chaque secteur, mais à condition qu'il y ait une mobilisation de citoyens et qu'un groupe communautaire le gère.

Pour l'instant, il n'y a qu'une seule aire d'exercice canin à Gatineau, dans le secteur d'Aylmer.

Les changements devraient entrer en vigueur en juin si le conseil municipal donne son aval en mai.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Ottawa-Gatineau

Politique municipale