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Les élus d'Edmonton et de Calgary débattent du cannabis

Une image isolée d'un plant de cannabis.
Un projet de règlement municipal à Calgary prévoit d'interdire la consommation de cannabis à usage récréatif dans des lieux publics. Photo: Radio-Canada / Serge Bouchard
Radio-Canada

Les conseils municipaux d'Edmonton et de Calgary commenceront à débattre cette semaine des règlements qui encadreront la consommation de cannabis sur leur territoire.

Les élus municipaux de Calgary doivent commencer à discuter mardi d’un projet de règlement qui interdirait notamment la consommation de cannabis à usage récréatif dans les lieux publics. La consommation de cannabis médicinal serait cependant permise. Les contrevenants risquent une amende allant de 50 $ à 100 $, selon le projet de règlement rendu public par la Ville.

Certaines manifestations pourraient demander un permis permettant la consommation de cannabis en public.

Le projet de règlement sera d’abord présenté en comité et devrait être ensuite débattu, jeudi, par les 15 élus du conseil municipal.

Ces nouvelles règles feront l’objet d’intenses discussions lors d’une exposition sur le cannabis qui doit avoir lieu la fin de semaine prochaine, selon le directeur de l'exposition, Kevin Blackburn. « C’est un produit dont l'usage est à la fois récréatif et médicinal, rappelle-t-il. Ce sera intéressant de voir comment on va appliquer ce règlement. »

AHS demande des règles plus strictes

Les Services de santé de l'Alberta (AHS) ont noté leur soutien à la proposition de Calgary d'interdire la consommation de cannabis en public. L’organisme recommande cependant de ne pas l'interdire aux utilisateurs de cannabis thérapeutique, notamment à cause des défis de mise en oeuvre que cela pourrait poser. « Pour les consommateurs de cannabis médicinal qui se trouvent dans un endroit public, il existe d’autres façons de consommer le cannabis que de le fumer », dit-il.

Les Services de santé estiment également que la création d’une zone réservée à la consommation de cannabis lors de manifestations culturelles est une mauvaise idée. Il serait plus pertinent, suggère l’organisme, de mettre en place une « zone de prévention des surdoses », où d’autres drogues que le cannabis pourraient être consommées et où des services seraient disponibles en cas de surdose.

Il conseille aussi d’introduire de nouvelles règles pour la consommation du tabac, et recommande d’en interdire la consommation dans les parcs et tout endroit public fréquenté par des enfants.

Enfin, il demande la création d’une catégorie de permis commercial pour les établissements où l’on fume la chicha, qui permettrait, selon lui, une meilleure régulation de ces lieux.

Question de zonage à Edmonton

Le conseil municipal d’Edmonton discutera mardi de zonage afin de déterminer à quel endroit le cannabis pourra être vendu légalement. Le gouvernement provincial interdit à deux boutiques de cannabis de se trouver à moins de 100 mètres l’une de l’autre.

La Ville propose de doubler cette distance. Le conseiller municipal Ben Henderson est pour l’imposition d'une distance minimale, mais estime que cela pourrait représenter des défis.

« Est-ce qu’on fonctionne selon la formule "premier arrivé, premier servi" », demande-t-il. « Comment décide-t-on qui peut s’installer en premier? Je pense qu’il n’y aura pas assez d’espace pour le nombre de gens intéressés. »

Dans une série de recommandations à l’attention de toutes les municipalités albertaines, les Services de santé recommandent de limiter le nombre de boutiques, et d’éviter qu’un trop grand nombre d’entre elles ne se trouvent regroupées dans le même secteur.

Le processus de délivrance du permis d’exploitation pourrait aussi contenir des exigences en matière d’éducation et d’engagement communautaire, propose l'organisme.

Les boutiques ne devraient pas être ouvertes tôt le matin et tard le soir, suggère-t-il enfin.

Enfin, les panneaux d’affichage et de publicité devraient également être limités pour minimiser leur visibilité auprès de la jeunesse.

Au mois de mai, le conseil municipal d’Edmonton devra à son tour décider s’il permet ou non la consommation du cannabis en public.

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