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La faible participation des jeunes aux élections : une tendance qui s’accentue

Une jeune femme confuse et des points d'interrogation
Les jeunes ne se retrouvent pas dans l'espace électoral actuel. Photo: getty images/istockphoto / turk_stock_photographer
Radio-Canada

À six mois des prochaines élections provinciales, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), Pierre Reid, se dit préoccupé par la faible participation des électeurs de 18 à 35 ans. Les régions de la Côte-Nord (41 %), de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (42 %) et de l’Abitibi-Témiscamingue (42 %) avaient le plus faible taux de participation des 18-34 ans aux dernières élections québécoises.

Un texte de Brigitte Dubé, d'après l'entrevue réalisée par Maude Rivard

On parle d'un taux de participation de 55 % pour le Bas-Saint-Laurent. Dans l'ensemble du Québec, le taux de participation atteignait à peine les 50 %.

Pierre Reid indique qu’aux élections d’octobre, les jeunes vont représenter plus du tiers de l’électorat, soit plus de deux millions d’électeurs. « Pour la première fois, ils seront aussi nombreux sinon plus que les baby-boomers, évalue-t-il. Si la moitié de ces jeunes ne va pas voter, ça représente un nombre très important! »

Le directeur général des élections du Québec, Pierre ReidLe directeur général des élections du Québec, Pierre Reid Photo : Radio-Canada

Historiquement, les jeunes de 18 à 34 ans ont toujours moins voté, mais depuis une trentaine d’années, l’écart se creuse de plus en plus.

Pierre Reid, directeur général des élections du Québec

Des études menées par la Chaire de recherche sur les démocraties et les institutions parlementaires de l'Université Laval ont montré que l’écart entre le taux de participation des jeunes et celui des autres catégories d’âges s’accroît plus rapidement dans les régions que dans les centres urbains.

Pierre Reid a entrepris une tournée dans les régions où les taux sont les plus faibles chez les jeunes pour les rencontrer et les sensibiliser au processus électoral. Il souhaite aussi les entendre sur les besoins qu’ils auraient en tant qu’électeurs. « On veut les entendre et les informer. On essaie aussi de les rejoindre par les médias sociaux », mentionne-t-il.

Plusieurs jeunes déplorent l’absence d’un cours d’éducation à la citoyenneté au secondaire. Certains ne font pas la différence entre le niveau fédéral et provincial.

Pierre Reid

« On rencontre souvent des jeunes qui soulèvent le fait que les enjeux des partis politiques ne les rejoignent pas », ajoute M. Reid.

L’étude de la Chaire de recherche sur les démocraties et les institutions parlementaires relève aussi qu’il y a beaucoup de cynisme, un manque de confiance envers les politiciens qui, selon des jeunes, font des promesses qu’ils ne tiennent pas.

Selon le DGE, on observe aussi que lorsque le jeune va voter à la première occasion où il peut le faire, il va conserver cette habitude. Cette piste figure parmi d’autres à explorer.

M. Reid souhaite donc travailler sur divers points pour corriger cette tendance qu’il juge inquiétante. Il admet par ailleurs qu’il est plus difficile de joindre les jeunes en milieu de travail.

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