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Réadmis dans un hôtel de luxe 17 ans après un incident impliquant des goélands

Image d'un goéland et d'un emballage de pepperoni
Les goélands adorent le pepperoni. Nick Burchill en a eu la preuve il y a 17 ans dans sa chambre d'hôtel, à Victoria. Photo: Matt Cardy/Getty, chrisbrothers.ca
Radio-Canada

L'hôtel Fairmont Empress de Victoria a levé l'interdiction de séjour qu'il avait prononcée contre un homme de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, 17 ans après un incident impliquant une nuée de goélands et des bâtonnets de pepperoni.

Pour son séjour dans la capitale britanno-colombienne, Nick Burchill avait emporté une petite valise pleine des pepperonis très prisés de la maison Brothers d’Halifax. Il voulait régaler ses amis de la Marine royale canadienne postés à Victoria.

En arrivant dans sa chambre de l’Empress, il avait déposé les bâtonnets de pepperoni sur une table devant la fenêtre qu’il avait ouverte, pour les garder au frais. Il n’y avait pas de réfrigérateur dans la chambre.

Il était ensuite allé se promener.

Une scène digne de Hitchcock

À son retour, quelques heures plus tard, une scène digne d’un film d'Alfred Hitchcock l’attendait : une nuée de goélands était entrée dans sa chambre pour dévorer les pepperonis.

On ne parle pas d’un ou deux goélands… Il y en avait de 30 à 40 qui étaient entrés par la fenêtre en mon absence. Je n’aurais jamais cru que ça puisse arriver; les goélands de l’Est ne sont pas aussi effrontés!

Nick Burchill

Lorsqu’il a ouvert la porte de sa chambre, les goélands, paniqués, ont tous tenté de fuir en même temps par la fenêtre.

« Ils volaient partout et comme ils avaient déjà passé un bon bout de temps à manger les pepperonis Brothers, vous pouvez vous imaginer à quoi ressemblait la chambre, décrit-il. Et là, ils volaient partout, les rideaux tombaient, les lampes aussi : c’était un désastre! »

Une course contre la montre

Pour compliquer les choses, Nick Burchill était pressé par le temps. Il avait rendez-vous avec des clients et il lui restait peu de temps pour se débarrasser des goélands.

Il n’en restait plus que deux dans sa chambre après le premier mouvement de panique.

Il a lancé une chaussure en direction du premier, qui se tenait sur le rebord de la fenêtre : et le soulier et le goéland ont franchi la fenêtre.

Le Fairmont Empress de VictoriaLe Fairmont Empress de Victoria Photo : fairmont.com

Le dernier goéland était plus coriace. Il sautillait partout dans la chambre, un morceau de pepperoni dans le bec. « Je n’arrivais pas à le chasser », relate M. Burchill.

Il a fini par s’en saisir avec une serviette et à l’expulser par la fenêtre.

Des touristes, au pied de l’hôtel, ont été témoins de la scène. « C'est loin d’être passé inaperçu », raconte avec humour Nick Burchill.

Un appel à l'aide

Il s’était débarrassé des goélands, mais le désordre qu’ils avaient créé était toujours très présent.

Conscient que le nettoyage risquait de dépasser ses capacités, M. Burchill s’est résolu à appeler la réception pour demander de l’aide.

On lui a envoyé une femme de ménage. « Je me rappelle encore son expression lorsqu’elle a ouvert la porte, poursuit-il. Elle avait une trousse de nettoyage, mais il était très clair qu’elle ne suffirait pas à la tâche. »

On lui a fourni une autre chambre pour pouvoir effectuer un nettoyage en profondeur de la pièce.

Personne ne lui a fait de reproches de vive voix, dit M. Burchill, mais son employeur a tout de même reçu peu de temps après une lettre le prévenant qu’il était banni de l’Empress.

Nick Burchill a récemment raconté sa mésaventure d'il y a 17 ans à des employés de l'Empress, qui l'ont trouvée très drôle.Nick Burchill a récemment raconté sa mésaventure d'il y a 17 ans à des employés de l'Empress, qui l'ont trouvée très drôle. Photo : Gracieuseté Nick Burchill

Il est réhabilité

Tout en acceptant la décision, M. Burchill dit avoir toujours voulu se racheter. Il s’est présenté à la réception de l’hôtel la semaine dernière.

Je leur ai présenté mes excuses et ils m’ont pardonné. Je leur ai fait cadeau d’une livre de pepperonis TNT pour sceller notre nouvelle entente.

Nick Burchill

Un gérant de l’Empress, Jeremy Heryet, a confirmé par courriel que M. Burchill était de nouveau le bienvenu à l’établissement.

Selon le principal intéressé, des employés de l’hôtel l’ont d’ailleurs fortement encouragé à réserver chez eux la prochaine fois qu’il s’arrêtera à Victoria.

D'après un reportage d'Anjuli Patil, CBC

Nouvelle-Écosse