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Le Canada pourrait participer à des opérations de contreterrorisme au Mali

Des militaires canadiens s'apprêtent à quitter la base de Zangabad, en Afghanistan, à bord d'un hélicoptère de l'armée canadienne, le 18 juin 2011.

Des militaires canadiens s'apprêtent à quitter la base de Zangabad, en Afghanistan, à bord d'un hélicoptère de l'armée canadienne, le 18 juin 2011.

Photo : Reuters / Baz Ratner

La Presse canadienne

Les six hélicoptères militaires que le Canada prévoit déployer au Mali pourraient ne pas uniquement servir à déplacer des Casques bleus. Ils pourraient également appuyer la force multinationale qui lutte contre le terrorisme dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

En décembre dernier, le conseil de sécurité des Nations unies a autorisé l'opération de maintien de la paix au Mali à porter assistance au G5 Sahel, une force militaire composée de troupes provenant de cinq pays africains.

Cette assistance comprend des évacuations médicales pour des blessures subies ou non au combat, de même que l'approvisionnement en carburant, en eau et en nourriture – exactement ce que les cinq hélicoptères de l'armée canadienne qui doivent arriver au Mali en août peuvent faire.

Le gouvernement n'a pourtant fait aucune mention du G5 Sahel lorsqu'il a annoncé, le mois dernier, sa décision d'envoyer des hélicoptères au Mali, et le ministère de la Défense n'a pas voulu préciser si le Canada porterait assistance à cette force spéciale.

La porte-parole Jessica Lamirande a simplement répondu, dans un courriel, que les détails de la mission devaient encore être déterminés et que les négociations avec les Nations unies n'avaient pas encore formellement commencé.

Les détails entourant la contribution exacte des Forces armées canadiennes et comment la contribution des Forces armées canadiennes sera utilisée sont quelques-uns des nombreux éléments qui seront discutés au cours des négociations prochaines avec les Nations unies.

Jessica Lamirande, porte-parole du ministère de la Défense

Débat sur la mission

Le critique conservateur en matière de Défense, le député James Bezan. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le critique conservateur en matière de Défense, le député James Bezan.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Mais cette révélation a fait rejaillir les demandes de l'opposition réclamant au gouvernement libéral plus de renseignements sur l'engagement de l'armée canadienne au Mali.

« Il y a juste tellement de trous et de questions sans réponses sur cette mission que nous sommes encore très inquiets », a mentionné le porte-parole conservateur en matière de Défense James Bezan, dont le parti a déjà demandé un débat et un vote sur la mission en Chambre.

Les libéraux disent qu'il n'y aura pas nécessairement des bottes sur le terrain, mais qu'ils déplaceront des bottes sur le terrain pour entrer et sortir de la zone de conflit.

Le député James Bezan

Le G5 Sahel, dont les membres sont le Burkina Faso, le Tchad, la Mauritanie, le Niger et le Mali, a été chargé de combattre des djihadistes et des groupes criminels transfrontaliers dans une large zone de l'Afrique de l'Ouest au sud du désert du Sahara.

La force a été initiée par la France, qui mène des opérations de contre-terrorisme au Mali et ailleurs en Afrique de l'Ouest depuis 2012, et jouit du soutien financier de la France, des États-Unis et de l'Union européenne, entre autres.

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