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Trump s’attire les foudres du Mexique après une nouvelle diatribe anti-immigration

Une effigie du président américain Donald Trump brûlée lors des célébrations traditionnelles à Mexico à l'occasion de la semaine sainte.

Une effigie du président américain Donald Trump brûlée lors des célébrations traditionnelles à Mexico à l'occasion de la semaine sainte.

Photo : Reuters / Henry Romero

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le président américain Donald Trump a lancé dimanche une nouvelle diatribe contre le Mexique qui, selon lui, « ne fait rien » pour empêcher les migrants d'Amérique centrale de franchir ses frontières. Ses propos ont coïncidé avec le lancement de la campagne présidentielle au Mexique, lui attirant l'ire des candidats, toutes couleurs confondues.

« Le Mexique en fait très peu, si ce n'est RIEN, pour empêcher les gens d'entrer au Mexique par sa frontière sud, puis aux États-Unis », a écrit M. Trump dimanche matin sur Twitter, une heure à peine après avoir offert ses voeux de Pâques.

Les républicains « doivent faire approuver des lois sévères MAINTENANT » et le Mexique « doit arrêter le flot de drogues et de gens, ou j'arrête leur vache à lait, l'ALENA » [l'accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique], a poursuivi Donald Trump sur Twitter. « BESOIN DU MUR! »

Le Canada, le Mexique et les États-Unis renégocient actuellement les termes de l’ALENA, en vigueur depuis 1994, sur insistance de Donald Trump.

Le président américain souhaite ériger un mur à la frontière avec le Mexique, afin de freiner l'immigration clandestine, l'une de ses principales promesses de campagne et parmi les plus controversées.

Depuis Ciudad Juarez, à la frontière avec l’État américain du Texas, le candidat de gauche et actuel favori des sondages, Andres Manuel Lopez Obrador, a répliqué, affirmant qu'il allait exiger du respect pour les Mexicains.

« Ni le Mexique ni son peuple ne serviront de pinata d'un quelconque gouvernement étranger » a déclaré le candidat de 64 ans lors de son premier meeting officiel de campagne pour l'élection présidentielle du 1er juillet prochain.

Ce n'est pas avec des murs ni avec l'usage de la force que l'on résout les problèmes sociaux ou les sujets de sécurité.

Andres Manuel Lopez Obrador

L'ancien maire de Mexico a déclaré, de son côté, qu'il n'écartait pas la possibilité de faire changer d'avis Donald Trump « sur sa politique étrangère erronée, et en particulier, sur son attitude méprisante à l'égard des Mexicains ».

Pour sa part, Ricardo Anaya, qui dirige une coalition de partis de droite et de gauche, a exigé de la fermeté et de la dignité après les nouvelles déclarations du président américain. Le jeune candidat de 39 ans, actuellement deuxième dans les intentions de vote, a indiqué que le phénomène migratoire préoccupait autant le Mexique que les États-Unis.

Il a également pointé du doigt la responsabilité américaine en matière de trafic d'armes. « 80 % des armes avec lesquelles on assassine des gens dans notre pays proviennent des États-Unis », a-t-il déclaré.

Le ministre des Affaires étrangères mexicain Luis Videgaray a quant à lui défendu sur Twitter la coopération migratoire entre les deux pays. « Cette coopération ne devrait pas être remise en cause à partir d'informations imprécises. Défendre la dignité et les droits humains n'est pas incompatible avec un État de droit », a-t-il souligné.

Dans un autre tweet, M. Trump s'en est pris au programme DACA. Ce programme, créé par l'ex-président Barack Obama, signifie « Deferred Action for Childhood Arrivals » [Action différée pour les arrivées d'enfants]. Il protège les enfants entrés illégalement aux États-Unis avec leurs parents. Des centaines de milliers d'immigrants qui habitent aux États-Unis sont protégés de l'expulsion par le programme DACA.

Un grand nombre de personnes viennent aux États-Unis parce qu'ils veulent profiter du programme DACA.

Donald Trump

« Des caravanes arrivent », a écrit Trump, quelques minutes après une référence sur la chaîne Fox News à une marche à travers le Mexique de quelque 1 500 migrants venus du Guatemala, du Salvador et du Honduras, pour demander l'asile aux États-Unis.

Partie le 25 mars de la ville mexicaine de Tapachula, à la frontière du Guatemala, cette caravane baptisée « Viacrucis Migrante 2018 » se trouve actuellement dans la région de Oaxaca (sud).

En faisant voyager les migrants en groupe et au vu de tous, les organisateurs, « Pueblos sin fronteras » [Peuples sans frontières], une organisation de volontaires appelée, espèrent les protéger des autorités, mais aussi des gangs et des cartels dont ils sont régulièrement victimes quand ils sont isolés.

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, et The New York Times

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