•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un projet de « carrefour culturel » sur le front de mer d’Halifax

Des adultes et des enfants se promènent sur le front de mer d'Halifax en été.

Front de mer d'Halifax en été.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Le Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse et l'Université des arts et du design (NSCAD) déménageront sur le front de mer d'Halifax afin de former ce que le gouvernement provincial qualifie de « carrefour culturel ».

C'est ce qu'a annoncé le gouvernement de la province cette semaine, au grand plaisir des deux établissements, qui ont hâte de quitter leurs bâtiments actuels.

L'immeuble du Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse est un édifice patrimonial qui a son lot de problèmes.

« Nous avons des défis ici », explique Colin Stinson, directeur du marketing et de l’expérience visiteur au Musée. « Il y a des fuites d'eau, des problèmes de qualité de l'air et d'autres contraintes que le public ne voit pas nécessairement. »

Édifice du Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse.

Le Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse, situé à Halifax.

Photo : CBC

Même son de cloche au campus Fountain de l'Université des arts et du design de la Nouvelle-Écosse (NSCAD), à deux pas du Musée.

« Les propriétés patrimoniales que nous occupons ici représentent plusieurs défis pour nous », explique la présidente de l'institution, Dianne Taylor-Gearing. « Ils ne sont pas accessibles aux personnes en fauteuil roulant, ils exigent beaucoup d'entretien et nous avons des fuites d'eau. Des bâtiments mésadaptés pour nos besoins. »

Dianne Taylor-Gearing.

Dianne Taylor-Gearing, présidente de l'Université des arts et du design (NSCAD).

Photo : CBC

Le musée et l'université sont donc très heureux de l'annonce du gouvernement cette semaine. Les deux établissements envisagent de déménager dans un nouveau bâtiment sur le front de mer d'Halifax.

Le gouvernement lancera un appel d'offres dans les prochaines semaines pour l'élaboration d’un projet.

Deux lions en pierre enneigés près de l'Université des arts et du design de la Nouvelle-Écosse, à Halifax.

Les deux lions en pierre de l'Université des arts et du design de la Nouvelle-Écosse, à Halifax.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Un carrefour des arts et de la culture

Ce nouveau centre, que la province qualifie de carrefour des arts et de la culture, rendra les arts plus accessibles, croit Dianne Taylor-Gearing.

« C'est sur le front de mer et ce centre permettra un plus grand rayonnement de l'art », dit-elle.

Pour le Musée, cet éventuel nouveau centre lui permettrait d'élargir son offre.

Colin Stinson dans une salle du musée.

Colin Stinson, directeur du marketing et de l'expérience visiteur au Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse, à Halifax.

Photo : CBC

« Nous allons pouvoir offrir une plus grande programmation, avoir de plus grandes expositions, des expositions itinérantes en plus de travailler de plus près avec l'Université des arts et du design », estime Colin Stinson, le porte-parole du Musée des beaux-arts.

Une étude de faisabilité optimiste

Une étude de faisabilité réalisée récemment par la firme Lord Cultural Resources est particulièrement optimiste à l’égard d’une installation commune pour les deux institutions. Celles-ci convoiteraient l’îlot Salter, situé à l’angle des rues Salter et Lower Water, où se trouve présentement un grand terrain de stationnement.

Selon l’étude, choisir ce lieu serait « une occasion de transformer un stationnement sur le front de mer d’Halifax en une destination dynamique pour l’innovation créative » et ainsi participer à la « réinvention de la ville ».

Des kayaks et des voiliers près du front de mer d'Halifax.

Une partie du front de mer d'Halifax à l'été 2017.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Les auteurs du rapport croient que l’Université NSCAD pourrait dégager un excédent net d’exploitation variant entre 174 000 $ et 387 000 $ par année. Le Musée des beaux-arts, croient-ils, pourrait réduire son budget d’exploitation de 200 000 $ par an en s’associant ainsi à l’Université.

Une proposition détaillée du projet devrait être prête cet automne.

D’après un reportage de Paul Légère

Nouvelle-Écosse

Éducation