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La station spatiale chinoise chute plus lentement que prévu

Illustration artistique de la station orbitale chinoise Tiangong-1 Photo: Crédits : Agence spatiale chinoise - China Manned Space Engineering Office (CMSE)
Agence France-Presse

La station spatiale chinoise Tiangong-1 devrait effectuer une entrée non contrôlée dans l'atmosphère terrestre dans la nuit de dimanche à lundi, selon de nouvelles prévisions diffusées samedi par l'Agence spatiale européenne (ESA).

L'agence, qui surveille le déplacement de Tiangong-1, avait auparavant évoqué un intervalle compris entre samedi et dimanche après-midi.

« L'équipe prévoit maintenant une fenêtre centrée autour du 1er avril et qui s'étalera de l'après-midi du 1er avril au petit matin du 2 avril », relève l'ESA sur son site, qui ajoute que « cela reste très variable ».

Première station spatiale chinoise lancée en septembre 2011, Tiangong-1, dont le nom signifie « Palais céleste », est longue de 10,4 mètres et large de 3,3 mètres. Elle est composée d'un laboratoire expérimental et d'un module de service, ainsi que de deux panneaux solaires de 3 mètres sur 7 chacun.

Elle devait effectuer une entrée contrôlée dans l'atmosphère terrestre, mais a cessé de fonctionner en mars 2016, générant des inquiétudes quant à sa « chute ».

Dans les prochains jours, la station spatiale chinoise inoccupée Tiangong-1 devrait rentrer dans l'atmosphère après la fin de sa vie opérationnelle.La forme de la station spatiale chinoise en chute libre Tiangong-1 est visible sur cette image radar de l'Institut Fraunhofer de Bonn, en Allemagne. Photo : La Presse canadienne / Fraunhofer Institute

L'agence explique le ralentissement de la chute de Tiangong-1 par une météo spatiale désormais plus calme.

Un flot de particules solaires aurait dû accroître la densité dans la haute atmosphère et précipiter le plongeon de la station. Mais elle n'a pas eu l'effet prévu, selon l'agence spatiale européenne.

« Les gens n'ont aucune raison de s'inquiéter », avait indiqué sur un réseau social le CMSEO, le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux habités.

« La plus grande partie va brûler sous l'effet de la chaleur extrême générée par l'arrivée à grande vitesse de la station dans l'atmosphère », relève l'ESA sur son site.

Mais « au vu de ce qui s'est passé pour les entrées contrôlées de vaisseaux spatiaux de taille et de masse comparables, on peut s'attendre » à ce que « des parties résistent à ce processus et retombent sur la Terre », ajoute l'agence.

Ce genre de module spatial ne s'écrase pas sur Terre violemment, comme dans les films de science-fiction.

Le porte-parole du CMSEO

La zone sur laquelle les débris sont susceptibles de retomber reste très vaste. « L'entrée aura lieu entre 43ºN et 43ºS », indique samedi l'ESA. Une zone qui comprend le continent africain, le sud de l'Europe, une partie de l'Asie et de la Nouvelle-Zélande, l'Australie, une grande partie de l'Amérique du Sud et une plus petite de l'Amérique du Nord.

En 60 ans de vols spatiaux, il y a eu quelque 6000 entrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l'homme, principalement des satellites et des étages de fusées, selon Stijn Lemmens de l'ESA. Un seul de ces débris a touché à l'épaule une personne, sans la blesser.

Le risque pour un être humain d'être touché par un débris spatial de plus de 200 grammes est évalué à 1 sur 700 millions, selon le CMSEO.

Astronomie

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