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Des syndicats accusent l'UQO d'inaction dans la lutte contre les violences sexuelles

Une pancarte de l'UQO trône devant le campus Alexandre-Taché.

Le campus Alexandre-Taché de l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Photo : Radio-Canada / Claudine Richard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Syndicat des professeures et professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (SPUQO), le Syndicat des étudiants et étudiantes salariés (SEESUQO) et le Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO) ont vivement réagi à notre reportage qui révèle que les étudiants assument seuls la facture des services aux victimes de violences sexuelles.

Radio-Canada révélait jeudi que l’Association générale des étudiants de l’UQO (AGE-UQO) assumait seule la facture de 10 000 $ pour offrir des services aux victimes de violence sexuelle.

« Ce n’est pas acceptable que l’UQO refile la facture aux étudiantes et aux étudiants », a affirmé Louise Briand, présidente du SPUQO, par voie de communiqué.

La situation actuelle crée deux catégories de victimes : celles qui ont accès à des services à Gatineau et celles qui sont laissées à elles-mêmes à Saint-Jérôme.

Louise Briand, présidente SPUQO

Afin de prévenir les violences sexuelles et de sensibiliser la communauté universitaire à ce fléau, l'UQO a créé l'an dernier le Comité consultatif pour une communauté exempte de harcèlement, de violence et d’agression à caractère sexuel.

Mais les trois syndicats affirment que ce comité est une « façade » qui est loin de remplir son mandat. Les syndicats disent l'avoir quitté en décembre dernier.

Ils reprochent à ce comité « son manque de démocratie, de collégialité, de transparence et d’efficacité ».

Selon les syndicats, la direction de l'UQO refuserait également de rémunérer certaines participantes à ce comité et n'accorderait pas suffisamment de ressources financières et humaines pour réaliser son plan stratégique.

« L’UQO tient davantage à son image qu’à trouver des solutions pour combattre la violence sexuelle et soutenir les victimes », a pour sa part soutenu Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO dans le communiqué conjoint des syndicats.

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