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Des syndicats accusent l'UQO d'inaction dans la lutte contre les violences sexuelles

Une pancarte de l'UQO trône devant le campus Alexandre-Taché.
Le campus Alexandre-Taché de l'Université du Québec en Outaouais (UQO). Photo: Radio-Canada / Claudine Richard

Le Syndicat des professeures et professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (SPUQO), le Syndicat des étudiants et étudiantes salariés (SEESUQO) et le Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO) ont vivement réagi à notre reportage qui révèle que les étudiants assument seuls la facture des services aux victimes de violences sexuelles.

Radio-Canada révélait jeudi que l’Association générale des étudiants de l’UQO (AGE-UQO) assumait seule la facture de 10 000 $ pour offrir des services aux victimes de violence sexuelle.

« Ce n’est pas acceptable que l’UQO refile la facture aux étudiantes et aux étudiants », a affirmé Louise Briand, présidente du SPUQO, par voie de communiqué.

La situation actuelle crée deux catégories de victimes : celles qui ont accès à des services à Gatineau et celles qui sont laissées à elles-mêmes à Saint-Jérôme.

Louise Briand, présidente SPUQO

Afin de prévenir les violences sexuelles et de sensibiliser la communauté universitaire à ce fléau, l'UQO a créé l'an dernier le Comité consultatif pour une communauté exempte de harcèlement, de violence et d’agression à caractère sexuel.

Mais les trois syndicats affirment que ce comité est une « façade » qui est loin de remplir son mandat. Les syndicats disent l'avoir quitté en décembre dernier.

Ils reprochent à ce comité « son manque de démocratie, de collégialité, de transparence et d’efficacité ».

Selon les syndicats, la direction de l'UQO refuserait également de rémunérer certaines participantes à ce comité et n'accorderait pas suffisamment de ressources financières et humaines pour réaliser son plan stratégique.

« L’UQO tient davantage à son image qu’à trouver des solutions pour combattre la violence sexuelle et soutenir les victimes », a pour sa part soutenu Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO dans le communiqué conjoint des syndicats.

Ottawa-Gatineau

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