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Demande d'autorisation d'action collective contre les Oblats pour agressions sexuelles

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L'oblat est en entrevue a Radio-Canada dans les années 1980.

Le père oblat Alexis Joveneau

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une demande d'autorisation d'intenter une action collective contre les Oblats de Marie-Immaculée a été déposée jeudi, en Cour supérieure, au nom de présumées victimes d'agressions sexuelles qui auraient été commises par des membres de la congrégation religieuse.

Un texte de Laurence Niosi

La demande, proposée par le cabinet d’avocats Arsenault & Lemieux, découle d'allégations d'inconduites qui auraient été commises dans des communautés innues de la Basse-Côte-Nord.

Les indemnités réclamées en dommages moraux sont de 300 000 $ par victime. Si elle est autorisée, l'action collective représenterait un groupe de 25 à 30 victimes, chiffre qui pourrait évoluer, selon l'avocat Alain Arsenault.

Les modalités de la demande font en sorte que toute personne qui aurait été agressée sexuellement par des Oblats de 1950 à 2018 pourrait se joindre à l'action collective.

Les présumées victimes sont autochtones et non-autochtones; et parmi elles, Noëlla Mark, l'Innue de la communauté d'Unamen Shipu qui désire intenter l’action collective.

La demanderesse affirme avoir été agressée sexuellement par le père Alexis Joveneau – « considéré comme le véritable chef de la communauté », écrit-elle dans le document de poursuite – dès l'âge de 9 ans.

« La défenderesse [la congrégation] savait ou devait savoir que le Père Alexis Joveneau agressait sexuellement des personnes sous sa responsabilité ou à l’occasion des activités de la défenderesse », peut-on lire dans le document.

En novembre dernier, des membres de la communauté innue ont accusé le père Joveneau d'agressions répétées pendant quatre décennies lors de témoignages livrés à l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), à Maliotenam.

La congrégation a récemment présenté ses excuses aux victimes présumées du père Joveneau, mort il y a plus de 25 ans.

L'avocat québécois Alain Arsenault, qui a quitté l'ENFFADA en janvier dernier, a rencontré dans les derniers mois plusieurs des victimes innues, à leur demande. « La dénonciation à l'Enquête nationale a réveillé beaucoup de choses », affirme-t-il à Radio-Canada.

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