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La musique créée à l'aide de l'intelligence artificielle arrive aux oreilles du grand public

Un petit robot joue tambour, tandis qu'un autre repose sur le côté derrière.

Des entreprises, comme Ubisoft et Google, font appel aux algorithmes pour composer de la musique.

Photo : getty images/istockphoto

Agence France-Presse

La musique composée par l'intelligence artificielle (IA) débarque sur les plateformes de diffusion en continu et dans les jeux vidéo.

Parmi les joueurs qui se lancent dans la composition musicale à partir d’algorithmes, il y a la jeune pousse luxembourgeoise Aiva. C’est elle qui a notamment sorti en 2016 Genesis, un premier album de musique symphonique fondé sur l'apprentissage profond (deep learning).

« Notre algorithme se nourrit de musique classique, comme celle de Bach, de Beethoven et de Mozart. À partir de ces 20 000 partitions, Aiva se fait une idée de ce qu'est la musique, et effectue une modélisation mathématique de ce style. Ensuite, on lui demande d'écrire des œuvres originales selon des critères précis, comme la durée, la tonalité et le style », explique Arnaud Decker, directeur marketing d'Aiva.

Mais ce sont des musiciens bien humains qui valident (ou rejettent) les morceaux créés par des algorithmes.

Notre ambition n'est pas de remplacer les humains. Nous voulons composer de la musique pour les domaines où les humains ne peuvent pas le faire : les jeux vidéo qui ont besoin de centaines d'heures de musique, le cinéma, les vidéos ou les publicités qui ont des délais de production très courts.

Pierre Barreau, cofondateur de l’entreprise Aiva

Bien consciente du potentiel de l'intelligence artificielle pour le jeu vidéo, Ubisoft a de son côté sélectionné la jeune entreprise française Hexachords pour développer un logiciel qui aidera les compositeurs de musique dans leur processus de création.

Une menace pour les musiciens?

Comment réagissent les musiciens devant de telles avancées technologiques? L’artiste belge Stromae, qui a collaboré à Hello World, le premier album de musique à avoir été créé en partie par l'intelligence artificielle, croit pour sa part que les algorithmes sont l’avenir.

« C'est le même passage qu'entre la musique organique et la musique électronique. C'est « ouf », c'est sûr que demain on fera tous de la musique comme ça! », s'exclame-t-il dans une vidéo de présentation.

La chanteuse folk canadienne Kyrie Kristmanson a, elle, été intriguée par sa collaboration avec la machine : « On sent que ce sont des morceaux qui n'ont pas été pensés par des cerveaux humains. » Certaines mélodies proposées dépassent les capacités vocales humaines, ajoute-t-elle.

La production de musique à base d'IA devrait rapidement se démocratiser. Outre Sony, d’autres géants technologiques développent le créneau des « logiciels musiciens », dont Google Magenta et Watson Beat, d'IBM.

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