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Ratio patients-infirmière : les premiers projets pilotes lancés prochainement

Gaétan Barrette, ministre de la Santé, et Nancy Bédard, présidente de la FIQ.

Gaétan Barrette, ministre de la Santé, et Nancy Bédard, présidente de la FIQ

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les premiers projets pilotes d'une réforme majeure visant à diminuer le ratio patients-infirmière seront implantés à Lakeshore, Trois-Rivières et Bagotville, a annoncé jeudi après-midi le ministre de la Santé Gaétan Barrette dans le cadre d'une entente avec le syndicat des infirmières.

Le ministre de la Santé a d’abord rappelé les ratios patients-infirmière existants dans les CHSLD, soit de 25 à 32 patients par infirmière de jour, de 50 à 64 patients par infirmière de soir et de 75 à 96 patients par infirmière de nuit.

Là, nous allons commencer nos premiers projets avec des ratios de 20 à 27 patients par infirmière de jour, 25 à 32 patients par infirmière de soir et de 37 à 44 patients, moins de la moitié de patients par infirmière, de nuit.

Une citation de : Gaétan Barrette, ministre de la Santé

De commun accord avec la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le déroulement de ces projets pilotes se fera « d’une façon séquentielle » afin de mieux évaluer l’efficacité de l’opération, a ajouté le ministre Barrette, qui dit souhaiter que l’ensemble de ces projets soient mis en place d’ici la fin de l’année.

On commencera par trois projets à partir du 15 avril dans une unité de médecine à l’hôpital du Lakeshore, dans l’ouest de Montréal. Le 29 avril, ce sera au tour d’une unité de chirurgie du centre hospitalier de Trois-Rivières d’accueillir ce projet pilote. Il sera également implanté au CHSLD de Bagotville à partir du 13 mai.

Le ministre Barrette n'a pas manqué de souligner qu’il s’attendait à une « embauche conséquente » dans le cas d’une évaluation concluante de ces projets.

La présidente de la FIQ, Nancy Bédard, a évoqué « un pas de plus vers la sécurité et la qualité des soins et des services dans notre réseau de santé publique ».

L’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ) applaudit à cette annonce. « La mise en place de ces projets pilotes dans divers secteurs d’activité permettra aux infirmières auxiliaires d’exercer un rôle-clé essentiel dans l’offre de service à la population et contribuera grandement à la protection du public », a déclaré la présidente de l’OIIAQ, Carole Grant.

Au début du mois, le ministre Barrette avait assuré que l’élaboration de 16 projets pilotes permettant de préciser la quantité de personnel nécessaire pour donner des soins aux patients prenait forme.

M. Barrette et Mme Bédard venaient alors de se rencontrer pour déterminer les établissements où se dérouleront ces exercices et s'entendre sur la plupart des principes et éléments d’analyse à mettre en place.

Ils n’avaient pas voulu donner les détails à ce moment. « Nos équipes vont commencer à travailler ensemble pour construire le projet avec les grilles d’analyse et ainsi de suite », avait expliqué Gaétan Barrette.

Le ministre de la Santé et la présidente de la FIQ se sont rencontrés à plusieurs reprises, dans les dernières semaines, pour tenter de trouver une solution à la surcharge de travail des infirmières et à l'épuisement généralisé qui en découle.

Nancy Bédard avait averti en décembre dernier que son organisation allait se battre bec et ongles pour obtenir un ratio patients-infirmière, établissement par établissement, partout au Québec, afin d'offrir des soins plus humains et plus sécuritaires.

Les infirmières du Québec ont dénoncé la situation sur de nombreuses tribunes et même tenu des sit-in, dans les derniers mois, pour exprimer leur exaspération.

Le premier ministre Philippe Couillard et le ministre de la Santé Gaétan Barrette ont tous les deux souligné que la convention collective, signée il y a deux ans par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, prévoyait plus de postes d’infirmière à temps plein. Toutefois, ces postes ne sont pas tous pourvus, les infirmières à temps partiel étant peu enclines à partager le sort de leurs collègues à temps plein débordées et forcées de faire des heures supplémentaires.

M. Couillard avait même reconnu ne plus savoir quoi faire. « Qu'on nous dise comment on peut améliorer les choses, et on va le faire », avait-il imploré à la fin janvier.

Mme Bédard et M. Barrette s'étaient rencontrés pour la première fois depuis le début de cette crise au début février et avaient commencé à travailler ensemble sur des pistes de solution.

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