•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Collecte de données par les partis politiques : la ministre Weil dans l’embarras

La ministre Kathleen Weil répond à des questions en conférence de presse.

La ministre de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques, Kathleen Weil

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre Kathleen Weil se retrouve dans l'embarras après avoir essuyé un refus du Directeur général des élections à qui elle demandait de vérifier les méthodes de collecte de données personnelles par les partis politiques.

Mercredi, le DGEQ a refusé d’enquêter sur la récolte de données par les partis politiques ou le ciblage d'électeurs, comme le lui demandait la ministre de l'Accès à l'information, Kathleen Weil, car aucune loi n’encadre actuellement ces pratiques.

La ministre Weil a donc dû renoncer à présenter à l’Assemblée nationale une motion en ce sens, faute de cadre légal entourant ces pratiques qui consistent à collecter des informations numériques sur les électeurs grâce aux réseaux sociaux ou à d’autres méthodes.

Selon le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, qui a dénoncé jeudi le « cafouillage » entourant ce dossier, c’était à Mme Weil de s’assurer que sa motion était conforme aux lois en vigueur avant de la transmettre au DGEQ.

Selon la porte-parole du DGEQ, Alexandra Reny, le DGEQ ne peut rien faire pour l’instant tant que le gouvernement ne légiférera pas à ce sujet.

« Les partis politiques ne sont assujettis à aucune loi en matière de protection des renseignements personnels », a fait remarquer Alexandra Reny.

Si on nous demande de donner suite à la motion comme elle est libellée présentement, dans l'état actuel des lois ce ne serait pas possible pour nous.

Une citation de : Alexandra Reny, porte-parole du Directeur général des élections du Québec

Ce refus du DGEQ tombe mal pour les libéraux qui ont défait mercredi une motion de Québec solidaire qui demandait justement aux partis politiques de rendre publiques eux-mêmes les ententes qui les lient à des entreprises offrant un service de récolte de données numériques ou un service de ciblage des électeurs.

Coup d'épée dans l'eau

Croyant faire mieux, la ministre Weil comptait déposer une motion demandant au DGEQ de faire des vérifications auprès des partis politiques québécois, ce qu’elle n’a pu faire.

À l'heure actuelle, il est tout à fait possible et légal pour les partis politiques de recueillir des renseignements sur les électeurs et leurs habitudes auprès de tiers ou d'autres sources que le DGEQ.

Ces démarches à l’Assemblée nationale entourant le ciblage d’électeurs surviennent à la suite du scandale Facebook-Cambridge Analytica et surtout après que le premier ministre Philippe Couillard eut dit soupçonner la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire de faire affaire avec une firme qui collecte des données sur les réseaux sociaux comme Facebook, pour épier et cibler les électeurs.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !