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  • Archives
  • Les délices du chocolat de Pâques

    Jeune enfant qui ouvre une boîte qui contient un gros chocolat.
    Le déballage du chocolat de Pâques Photo: Radio-Canada / Capture d'un reportage de 1965

    La fête de Pâques rime avec chocolat. En cette période de l'année, œufs, lapins et poules garnissent les vitrines des confiseries et autres boutiques spécialisées. Nos archives des années 1950 témoignent de cette tradition purement commerciale qui fait la joie des enfants.

    La coutume de manger du chocolat est associée à la fin du carême, cette période de jeûne qui précède le jour de Pâques. L’œuf symboliserait, dans la religion chérifienne, la renaissance du Christ, la création, la vie et le renouveau. Selon la légende, le lapin ou le lièvre distribuerait des œufs la veille du matin de Pâques.

    Qu’elles prennent la forme d’œufs ou d’animaux, les figurines sucrées font la manne des chocolatiers. Ces images silencieuses filmées en avril 1957 nous montrent la fabrication artisanale de chocolats de Pâques, du moulage au démoulage.

    Laura Secord et la fabrication industrielle du chocolat

    Fondée en 1913 à Toronto par Frank P. O’Connor, Laura Secord prend le nom de l’héroïne de la guerre de 1812. L’entreprise s’agrandit peu à peu dans les années 1920 et 1930 alors que ses chocolats sont vendus un peu partout au Canada.

    Le nombre de magasins en Ontario et au Québec augmente dans les années 1940 et 1950. Laura Secord renouvelle ses emballages, son logo, ses techniques de marchandisage et de production. La fabrication du chocolat s’industrialise.

    En 1958, les caméras de l’émission Sur place se rendent à l’usine Laura Secord, avenue Viger à Montréal. Ces images silencieuses nous montrent des employées qui emballent et préparent les œufs de Pâques afin qu’ils soient distribués dans les commerces.

    L’expansion des boutiques se poursuit dans les années 1960. Si bien qu’à l’époque, le chocolat Laura Secord est considéré comme un des meilleurs du pays.

    L’usine montréalaise ferme ses portes en 1982, après 65 ans de fonctionnement, pour devenir un centre de distribution. La production est rapatriée à Toronto, dans un bâtiment plus moderne.

    L’entreprise passe aux mains de sociétés anglaises et américaines à partir des années 1980. Laura Secord redevient canadienne en 2010, alors que les frères Jean et Jacques Leclerc la rachètent par l'intermédiaire de Nutriart.

    La valeur nutritive du chocolat

    À l’émission Édition magazine du 12 avril 1990, animée par Suzanne Laberge, la nutritionniste Hélène Laurendeau présente une chronique sur le chocolat. Aliment très concentré et sucré, il fournit rapidement de l’énergie. Il contient aussi des minéraux tels que le potassium et le phosphore.

    Selon la teneur en cacao et les ingrédients ajoutés, on obtient différents types chocolats : noir, au lait, blanc. « Un vrai bon chocolat se reconnaît à son aspect luisant et à sa cassure nette », nous dit Hélène Laurendeau.

    Comment conserve-t-on le chocolat? La nutritionniste explique qu’on doit le garder loin de l’humidité, dans un endroit frais, loin de la lumière et de la poussière. Elle termine sa chronique avec le sourire :

    Les vrais passionnés du chocolat vous diront qu’ils n’ont jamais besoin de le conserver bien longtemps.

    La nutritionniste Hélène Laurendeau
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