•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un incendie dans une prison du Venezuela fait 68 morts

Des ambulanciers viennent en aide à une femme dont un proche est détenu au commissariat de la police de Carabobo, à Valencia au Venezuela, où un incendie a fait 68 morts le 28 mars 2018.

Des ambulanciers viennent en aide à une femme dont un proche est détenu au commissariat de la police de Carabobo, à Valencia au Venezuela, où un incendie a fait 68 morts le 28 mars 2018.

Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins

Radio-Canada

Soixante-huit personnes sont décédées lors d'un incendie survenu tôt mercredi matin dans un poste de police de Valence, dans le nord du Venezuela, à la suite d'une mutinerie, ont indiqué des officiels gouvernementaux.

Selon une organisation non gouvernementale (ONG), des détenus se seraient mutinés, et des dizaines d'entre eux auraient péri après avoir été asphyxiés par la fumée.

L'incendie aurait éclaté lorsque les prisonniers ont mis le feu à des matelas pour ensuite tenter de s'évader.

La police aurait employé des gaz lacrymogènes pour disperser des proches des détenus qui s'étaient regroupés autour du commissariat et tentaient de s'y introduire.

Selon un responsable gouvernemental, un policier a été touché par balle, et des pompiers sont parvenus à maîtriser l'incendie.

Les premiers éléments de l'enquête indiquent que 66 hommes sont morts ainsi que 2 femmes qui visitaient des détenus, a déclaré le procureur général, Tarek William Saab.

Le procureur général a annoncé la nomination de quatre procureurs spéciaux pour faire la lumière sur cette tragédie.

Des proches pleurent à l'extérieur d'une prison.

Des proches assemblés autour de la prison du Commandement général de la police de l'État du Carabobo ont vivement réagi à l'annonce du nombre de victimes de l'incendie ayant éclaté à l'intérieur.

Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins

Prisons vétustes et surpeuplées

Les problèmes carcéraux ne datent pas d'hier au Venezuela : le pays a la réputation de posséder des prisons ayant urgemment besoin d'être entretenues, modernisées et agrandies.

Selon Carlos Nieto, à la tête de l'ONG Une fenêtre sur la liberté, qui s'intéresse à la question carcérale, certains établissements sont remplis jusqu'à cinq fois leur capacité initiale.

L'ONG soutient que 62 détenus et 2 policiers sont morts en 2017 dans des incidents, mais aussi de maladies liées aux mauvaises conditions d'incarcération.

La surpopulation dans les prisons du Venezuela oblige les forces de l'ordre à utiliser les commissariats comme lieux de détention de longue durée, alors que, selon la loi, la détention ne peut excéder 48 heures dans ces locaux.

On rapporte également la circulation dans les prisons d'une vaste quantité d'armes et de drogues, en plus d'être sous l'influence de gangs criminels.

Pire encore, la crise économique qui paralyse le pays a poussé les autorités à construire des prisons temporaires, comme celle se trouvant dans le commissariat de Valence.

Avec les informations de Agence France-Presse, et BBC

Incendie

International