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Pas si historique, le Plan sur les langues officielles, selon une ex-présidente de la FCFA

Marie-France Kenny accorde une entrevue devant un ensemble de plantes vertes.
Marie-France Kenny constate qu'il reste des zones nébuleuses dans le Plan d'action 2018-2023 sur les langues officielles. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une ancienne présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a des réserves à propos du caractère « historique » du Plan d'action 2018-2023 sur les langues officielles. C'est pourtant de cette façon que le gouvernement Trudeau a qualifié son plan dévoilé mercredi, qui prévoit des investissements de 2,7 milliards de dollars sur cinq ans dans les langues officielles du Canada.

Un texte de Raluca Tomulescu

Présidente de la FCFA de 2009 à 2015, Marie-France Kenny affirme que seul le temps permettra de dire si le Plan d'action 2018-2023 sur les langues officielles du gouvernement Trudeau s'inscrira dans l'histoire.

Selon elle, le Plan sur les langues officielles qui peut être qualifié d'historique est celui de 2003, proposé par l'ancien ministre libéral Stéphane Dion.

Le plus historique, c'était le premier, le plan Dion, parce qu'il visait à donner véritablement un coup de barre à des priorités très ciblées.

Marie-France Kenny, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada de 2009 à 2015

Marie-France Kenny concède que le plan prévoit des investissements supplémentaires de près de 500 millions de dollars sur cinq ans, par rapport à la dernière Feuille de route pour les langues officielles 2013-2018.

Elle constate cependant qu'il reste des zones nébuleuses dans le plan de cette année, notamment dans la façon dont l'argent sera réparti entre les organismes. « C'est comme si on jetait une miette à une bande d'affamés. Tout le monde va se précipiter sur la miette et il risque d'y avoir des coups de coude dans tout ça », explique-t-elle.

L'investissement supplémentaire pour 2018-2023 comprend une somme d'environ 410 millions de dollars proposée dans le budget de 2018, à laquelle il faut ajouter des initiatives de 89 millions de dollars annoncées en 2017.

À Ottawa, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a affirmé qu'il s'agit du plus grand investissement dans les langues officielles de l'histoire du Canada.

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