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Plan d'action sur les langues officielles : « Nos revendications ont été entendues »

Gros plan sur Marc Arnal, qui parle
Marc Arnal, le président de l'Association canadienne-française de l'Alberta, accueille positivement le nouveau Plan d'action sur les langues officielles. Photo: Radio-Canada / Geneviève Tardif
Radio-Canada

Marc Arnal, le président de l'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA), se réjouit des 500 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans injectés par Ottawa pour la vitalité des langues officielles au pays. Il croit toutefois que les organismes communautaires devront faire plus pour mériter cet argent.

Un texte d'Emma Hautecoeur

« C'est un défi qu'on se doit de relever, dit le président de l’ACFA. On nous donne essentiellement plus d’outils, plus de moyens, et je pense qu’on s’attend à ce que nous jouions un rôle plus important au niveau de la promotion de la dualité et de la diversité. »

Les deux tiers des nouvelles enveloppes iront directement aux organismes de communautés en situation minoritaire, plutôt que de passer par des intermédiaires, comme le gouvernement provincial. « C’est une meilleure reddition de comptes », selon Marc Arnal.

Presque tous les secteurs cruciaux pour les francophones en Alberta sortent gagnants de ce nouveau plan, dit-il.

On note, entre autres, un investissement de 20 millions de dollars sur cinq ans pour créer des places en services de garde francophones, 31 millions pour le recrutement d’enseignants dans les écoles de la minorité, et 11 millions de dollars pour le Fonds d’action culturelle communautaire.

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, prenant la parole à l’école élémentaire publique Mauril-Bélanger, à Ottawa, en présence du premier ministre Justin Trudeau pour l'annonce du nouveau plan sur les langues officielles.La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, annonçant les détails du Plan d'action sur les langues officielles aux côtés du premier ministre Justin Trudeau. Photo : La Presse canadienne / Patrick Doyle

Ce financement comporte cependant des objectifs ambitieux, a affirmé la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. En immigration, Ottawa rehausse le pourcentage voulu de francophones s'établissant en dehors du Québec, passant de l'objectif jamais atteint de 4 %, à 4,4 % .

Les efforts de l'immigration n'ont pas porté fruit. Je pense que [le gouvernement fédéral] a peut-être eu le message que c'est le temps de changer de stratégie.

Marc Arnal, président de l'Association canadienne-française de l'Alberta

Plus de 40 millions de dollars sont destinés « à l'appui d'un parcours global d'intégration francophone et d'une série de politiques et programmes en matière d'immigration francophone » peut-on lire, mais les détails de la stratégie nationale n’ont pas encore été élaborés.

L’immersion comme véhicule de promotion du français

Le secteur de l’enseignement et de l’apprentissage d’une deuxième langue officielle a une place importante dans ce nouveau plan d’action. Parmi les nouvelles enveloppes, on compte 31 millions de dollars pour le recrutement des enseignants en langue seconde et en immersion, autant que pour le recrutement des enseignants dans les écoles minoritaires.

On veut aussi inciter les jeunes anglophones à poursuivre leurs études collégiales et universitaires en français, grâce à des bourses de 3000 $. Les associations communautaires et les programmes d’échanges linguistiques et culturels pour l’apprentissage d’une langue seconde voient par ailleurs leurs subventions bonifiées.

Le directeur de l’organisme Canadian Parents for French, Michael Tryon, se félicite de ces mesures. « C’est la première fois que le gouvernement soutient nos communautés de langues secondes », affirme-t-il.

Marc Arnal voit aussi que le rapprochement avec le secteur de l’immersion et la promotion du français comme langue seconde comme un moyen d’établir la pertinence du français dans les provinces majoritairement anglophones. « Il faut qu’on se réjouisse de toute mesure qui risque d’accroître le statut du français en Alberta », dit-il.

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