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Un ex-détenu de Sainte-Anne-des-Plaines réclame des centaines de milliers de dollars au pénitencier

Un véhicule roule autour du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines.

Le pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un ex-détenu du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines demande à la Cour supérieure la permission de déposer un recours collectif au nom de ceux qui, comme lui, estiment avoir été maltraités par les services correctionnels canadiens.

La demande a été présentée mercredi au palais de justice de Montréal.

Derick Campeau est un autochtone de la communauté Keeseekoose de la Saskatchewan. Il a été incarcéré à l'unité spéciale de détention de Sainte-Anne-des-Plaines pendant 10 mois, entre juin 2014 et avril 2015. Comme tous les autres détenus de cette unité, il devait demeurer en cellule environ 22 heures par jour.

Il soutient qu'un tel traitement, pour une durée de plus de 15 jours, constitue une violation des droits et libertés protégés par la Charte canadienne.

« Ce genre de traitement ne favorise en rien la réadaptation et encore moins la réinsertion sociale des détenus », peut-on lire dans le document déposé à la cour.

Selon les demandeurs, l'incertitude quant à la durée de l'isolement constitue un traitement cruel, voire de la torture.

Derick Campeau et ses avocats demandent que toutes les personnes incarcérées à l'unité spéciale après le 26 mars 2015, pour une période de plus de 15 jours, soient incluses dans ce recours.

Les dommages réclamés s'élèveraient à plusieurs centaines de milliers de dollars par détenu.

Avec les informations de Marc Verreault

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