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Mamadou Ka et Dougald Lamont candidats à Saint-Boniface

Un homme noir porte un costume gris, une chemise blanche et une cravate bleue.
Mamadou Ka se présentera aux progressistes-conservateurs de la circonscription de Saint-Boniface lors de la prochaine élection partielle. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Deux nouveaux candidats ont annoncé leur volonté d'occuper le siège vacant de la circonscription provinciale de Saint-Boniface, au Manitoba.

Du côté des néo-démocrates, Blandine Tona et Simon Normandeau ont annoncé leur intention de briguer la candidature du parti à Saint-Boniface au courant des dernières semaines.

Mamadou Ka du parti progressiste-conservateur et Dougald Lamont, le chef du Parti libéral du Manitoba, se présentent à l'investiture de leurs partis respectifs.

En amont de la partielle, il a été révélé mercredi que M. Lamont fait l’objet d’une plainte auprès de la Commission des droits de la personne.

M. Lamont, qui s'était déjà présenté et avait perdu dans la circonscription en 2003, a annoncé mardi qu'il avait proposé de se représenter à Saint-Boniface pour les libéraux.

Mamadou Ka se présentera, quant à lui, à la nomination du Parti progressiste-conservateur.

Dougald Lamont dit qu'il a été « fortement encouragé » par les résidents de la circonscription.

« Il y a des gens qui m'ont encouragé à mettre mon nom, car ils voient qu'il y a une occasion pour les libéraux, mais aussi pour avoir un nouveau leadership, non seulement pour Saint-Boniface, mais aussi pour le Manitoba », indique Dougald Lamont.

Un porte une veste, une chemise et des lunettes.Dougald Lamont est le chef du Parti libéral du Manitoba. Photo : Radio-Canada

Après une course serrée, et bien qu'il n'ait pas encore été élu député de son parti, Dougald Lamont a devancé sa plus proche rivale, Cindy Lamoureux, en octobre 2017 pour devenir le chef des libéraux du Manitoba.

Mamadou Ka s'est présenté à Saint-Boniface aux élections du printemps 2016 et a perdu par 1000 voix face à Greg Selinger.

« Je me présente à la nomination pour être candidat », explique Mamadou Ka.

« J'ai aimé mon expérience en 2016 et j'ai décidé de commencer et essayer à nouveau d'être le représentant de la communauté. »

En février, l'ancien premier ministre du Manitoba s'est excusé, puis a démissionné sous la pression de l'actuel chef du NPD, Wab Kinew, après que des allégations d'inconduite sexuelle contre l'ancien député Stan Struthers eurent été révélées. Struthers a démissionné en 2016, mais aurait touché de façon inappropriée plusieurs femmes lorsqu'il était député et que Selinger dirigeait le parti.

Le NPD a bénéficié d'un soutien majoritaire à Saint-Boniface depuis plusieurs années, mais cela n'a pas toujours été le cas.

Avant le règne de Selinger pendant près de 20 ans en tant que député de la circonscription, le poste a été occupé par l'ancien chef libéral intérimaire du Manitoba, Neil Gaudry, pendant plus d'une décennie. Selinger a été élu après la mort de Gaudry, en 1999.

« Cette circonscription a été fortement libérale », rappelle M. Lamont.

« [Gaudry] a été aimé là-bas, et je pense que les gens qui cherchent une solution de rechange pratique et progressiste à ce qui est offert verront que les libéraux sont le meilleur choix. »

Plainte pour atteinte aux droits de la personne contre M. Lamont

Dougald Lamont fait l’objet d’une plainte relative aux droits de la personne déposée par une nouvelle maman qu’il a congédiée à l’automne, peu après avoir été élu chef du parti.

Une ancienne recherchiste du caucus libéral, Elizabeth Gonsalves, était en congé de maladie pour dépression post-partum lorsqu’elle a été renvoyée. Mme Gonsalves affirme que le parti n’a pas soutenu son rétablissement ni son plan pour revenir au travail.

« M. Lamont a dit qu’il ne pensait pas que ce serait correct de m’offrir un traitement de faveur, déclare-t-elle. Il a dit que ce ne serait pas une bonne idée que je garde mon emploi. »

Pour sa part, Douglas Lamont affirme qu’il n’y a pas eu de discrimination envers Mme Gonsalves. Il dit qu’elle et un autre employé du parti ont été congédiés au même moment, une pratique commune lorsqu’un nouveau chef de parti entre en fonction.

M. Lamont soutient que le parti avait à cœur les intérêts de Mme Gonsalves, puisqu’en la congédiant à ce moment-là, elle recevrait une indemnité de départ plus généreuse.

Le gouvernement progressiste-conservateur n'a pas encore fixé la date de l'élection partielle.

Avec des informations de la Presse canadienne

Manitoba

Politique provinciale