•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

ALENA : une entente de principe est-elle imminente?

Les responsables de la renégociation de l'ALENA pour le Mexique, le Canada et les États-Unis : Ildefonso Guajardo, Chrystia Freeland et Robert Lighthizer

Les responsables de la renégociation de l'ALENA pour le Mexique, le Canada et les États-Unis : Ildefonso Guajardo, Chrystia Freeland et Robert Lighthizer

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Le Canada, les États-Unis et le Mexique seraient-ils sur le point de s'entendre sur les grandes lignes d'une nouvelle mouture de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA)? Cela dépend à qui on se fie. Si Washington envoie des signaux positifs, Ottawa est beaucoup plus prudent.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, ne cache plus son impatience face au processus de renégociation.

Les négociateurs ont une « petite fenêtre », dit-il, et ils doivent s’entendre rapidement, puisque l’élection présidentielle de juillet au Mexique ainsi que les élections de mi-mandat de novembre aux États-Unis pourraient compliquer les pourparlers.

« S’il y a un effort réel », ajoute M. Lighthizer, une entente est envisageable.

Je suis optimiste et crois que nous pourrons nous entendre sur le principe sous peu.

Robert Lighthizer, représentant américain au Commerce

La semaine dernière, on apprenait que les États-Unis ont retiré de la table de négociation leurs demandes dans le secteur de l’automobile.

Washington exigeait entre autres que 50 % des pièces contenues dans une voiture soient américaines. Cette demande était jugée exagérée et inacceptable par Ottawa et Mexico.

Gros plan sur le visage sérieux de Steve Verheul, négociateur en chef du Canada.

Steve Verheul, négociateur en chef du Canada

Photo : Associated Press / Jacquelyn Martin

Le Canada est plus prudent

Le négociateur en chef du Canada, Steve Verheul, ne voit pas les choses du même œil que Robert Lighthizer.

Bien qu’il reconnaisse que le changement de cap de Washington à propos du secteur automobile est bon signe, Steve Verheul estime que « sur certains enjeux majeurs, il y a encore beaucoup de travail qui doit être accompli ».

Autres propositions des États-Unis jugées inacceptables par Ottawa :

  • clause « crépuscule » qui mettrait fin à l’accord après cinq ans sauf s’il y a entente pour le renouveler;
  • abolition du mécanisme de règlement des différends;
  • abolition du système de gestion de l’offre au Canada dans le domaine de l’agriculture.

Quand peut-on donc s’attendre à une entente?

Le huitième cycle de négociation doit avoir lieu sous peu aux États-Unis, probablement au cours des prochaines semaines.

Pourtant, le négociateur en chef du Canada n’a toujours pas reçu d’invitation formelle.

Si nous voulons avancer, nous allons devoir travailler de manière très intensive au cours des prochaines semaines.

Steve Verheul, négociateur en chef du Canada pour l’ALENA

La Maison-Blanche a lié l’exemption de droits douaniers accordée au Canada et au Mexique sur l’acier et l’aluminium à la renégociation de l’ALENA.

Le président Trump a entre autres affirmé que si le nouvel accord était convenable pour les Américains, les États-Unis n'imposeraient pas de droits de douane à leurs voisins. Or l’administration brandit la menace d’une imposition de ces mêmes droits aux pays exemptés à partir du 1er mai.

S’agit-il d’une proposition informelle d’échéancier pour la renégociation de l’ALENA?

Les gouvernements des trois pays ne s’avancent pas sur des échéanciers précis.

Le prochain cycle de négociation aux États-Unis pourrait donner une indication sur la vitesse à laquelle les partenaires sont prêts à s’entendre.

L'ALENA en chiffres

  • 7 cycles de négociation jusqu'à présent;
  • 30 chapitres négociés, dont 6 sont conclus;
  • Les pays de l'ALENA représentent 28 % du PIB mondial et 7 % de la population mondiale

Politique fédérale

Politique