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146 livres anciens en langue autochtone et 4000 photos de Québec inscrits au Registre de la Mémoire du monde du Canada

Vue du jeune Paul Livernois sur son cheval, devant la résidence d'été de Jules-Ernest Livernois à Petite-Rivière

Le jeune Paul Livernois sur son cheval

Photo : Fonds J.E. Livernois Ltée Lieu de conservation : BAnQ Québec

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des livres anciens rédigés en langues autochtones ou contenant des lexiques de ces langues, conservés par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), ainsi que des photos du fonds J.E. Livernois Ltée font partie des six premières inscriptions au Registre de la Mémoire du monde du Canada.

Un texte de Cécile Gladel

Ces livres anciens ont été publiés entre 1556 et 1900. « Peu de livres publiés avant 1900 ont été conservés. Ce sont des documents très rares et difficiles à conserver. Ils étaient faits pour être transportés par des missionnaires. Beaucoup ont disparu. On est très fiers du peu qu'il reste », explique en entrevue François David, archiviste et adjoint de la conservatrice et directrice générale des Archives nationales de BAnQ.

On voit des mots en italien et en langue autochtone.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une page du lexique d'un des livres les plus anciens (1556) de la collection « Témoins de cultures fondatrices : des livres anciens en langues autochtones (1556-1900) »

Photo : Giovanni Ramusio, Delle navigationi et viaggi, vol. 3, 1556. Collections patrimoniales de BAnQ.

L'archiviste souligne que ces documents sont d'une richesse exceptionnelle, puisque les Autochtones avaient des traditions de transmission orale. Ces livres étaient publiés par des missionnaires ou des communautés religieuses qui avaient d'abord une mission de colonisation ou d'évangélisation. « La publication de ces livres allait au-delà de leur mission première et dénote un intérêt et un amour pour les langues autochtones. Il y avait une volonté de leur part de connaître et de recenser cette culture. »

Une numérisation difficile

La volonté est de numériser la majorité de ces 146 livres en 2018 pour les offrir en consultation sur le site de BAnQ. Malheureusement, leur fragilité rend le processus complexe.

On doit faire des analyses pour ne pas les abimer. Les reliures sont très fragiles, il faut trouver les meilleurs outils pour les numériser.

François David
Un livre en langue autochtone.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-Baptiste de La Brosse, Nehiro-iriniui aiamihe massinahigan [-], Québec, Brown et Gilmore, 1767. Collections patrimoniales de BAnQ

Photo : BAnQ

Pour le moment, à part quelques-uns qui sont numérisés, les livres de cette collection peuvent être consultés en personne, sous supervision, à l'édifice de BAnQ sur la rue Holt à Montréal.

Photos de Québec au début du 20e siècle

La numérisation des photos du studio Livernois à Québec a été beaucoup plus facile. Si le fonds contient plus de 100 000 photos, seules 4000 ont été retenues pour faire partie du Registre. Ces photos étaient d'un intérêt canadien. On parle de l'incendie du château Frontenac et d'autres événements de la vie quotidienne à Québec.

Ce sont des instantanés du Québec du tournant du 20e siècle, il n’y avait pas beaucoup de photographes à cette époque, et la photo était quelque chose de rare. On a très peu d’archives qui ont survécu à cette époque.

Francois David

Le studio Livernois à Québec est l'équivalent au studio Notman pour Montréal. Leurs photographes ont sorti leurs appareils pour faire autre chose que des portraits. « C’était le début du photojournalisme. Ils ont croqué la vie des Québécois à l’époque. Les témoignages de cette qualité sont rares », ajoute François David.

Des pompiers grimpent sur une échelle alors que de la fumée sort des fenêtres.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une photo d'un incendie au Château Frontenac en 1926.

Photo : Fonds J.E. Livernois Ltée Lieu de conservation : BAnQ Québec

L'UNESCO a dévoilé mardi au Musée royal de la Colombie-Britannique, à Victoria, ces premières inscriptions à ce Registre fondé l'an dernier par la Commission canadienne pour l'UNESCO en collaboration avec BAnQ. Outre Témoins de cultures fondatrices : des livres anciens en langues autochtones (1556-1900) et La ville de Québec et ses environs en images (1860-1965), on y retrouve aussi le Fonds Ida Halpern, les traités de l'île de Vancouver, le Fonds de la Canadian Pacific Railway Company et les Scrapbook Debates (Bibliothèque du Parlement).

Ce Registre est le pendant canadien du Registre international de la Mémoire du monde, qui a été créé en 1992 par l'UNESCO. Sept collections canadiennes en font partie et font d'office partie du Registre canadien.

Une femme surveille des chaudrons sur le feu dans des installations en bois à l'extérieur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Vue rapprochée des intallation pour la transformation de l'eau en sucre d'érable vers 1900

Photo : Fonds J.E. Livernois Ltée Lieu de conservation : BAnQ Québec

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