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Plante et son DG se séparent à l'amiable

Le DG, souriant, lors d'une conférence de presse.
Alain Marcoux (archives) Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé mardi le départ de son directeur général, Alain Marcoux. Il restera en poste jusqu'à la nomination de son successeur, d'ici les trois prochains mois.

« Cette décision marque pour notre administration la fin de la période de transition », a indiqué Mme Plante lors d'un point de presse tenu en début d'après-midi.

Pour mieux s’adapter aux changements et à la modernisation de la Ville de Montréal, l’administration Plante a jugé préférable d’avoir une direction générale renouvelée, a-t-elle expliqué.

« Nous avons fait l’évaluation de nos besoins et, au final, on considère que pour aller où l'on veut, nous avons besoin d’un renouveau de notre direction générale, a expliqué la mairesse. Mais ce n’est en rien un désaveu du travail de M. Marcoux. »

Valérie Plante en a profité pour remercier Alain Marcoux d’avoir fait « une telle restructuration » en prenant les rênes de l’appareil administratif au terme « d’une période particulièrement trouble de la vie politique montréalaise ».

Selon Valérie Plante, il s’agit d’un commun accord entre M. Marcoux et son administration.

Le salaire d'Alain Marcoux s’élevait à 321 000 $. Son contrat, qui devait prendre fin en 2021, n'incluait pas d'indemnité de départ – une demande formulée par M. Marcoux à son arrivée en 2013, a précisé l’administration.

M. Marcoux part après avoir piloté le plus récent budget de la Ville de Montréal, ainsi que la dernière version du programme triennal d'immobilisations.

Réactions partagées

Ce départ s'ajoute à celui du chef de la police, qui a été remplacé temporairement par Martin Prud'homme, mais aussi à celui de l'inspecteur général, Denis Gallant, qui quittera lui aussi ses fonctions d'ici un an – un changement de garde qui inquiète le chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, Lionel Perez.

M. Perez rappelle qu'avant l'arrivée de M. Marcoux, « on avait passé trois directeurs généraux en l'espace de quatre ans ».

Dans les circonstances, il aurait préféré plus de stabilité.

« Pour tout directeur général – à moins que ça vienne de quelqu'un de l'interne, et encore –, il y a aura au moins une année d'adaptation, donc la commande est grosse et c'est préoccupant », a jugé le chef d'Ensemble Montréal.

À l'inverse, le syndicat des cols blancs et l'Association des pompiers de Montréal (APM) ne se sont pas gênés pour exprimer leur satisfaction à l'égard du changement de garde annoncé à la direction de la Ville.

« Depuis l’arrivée de M. Marcoux, on a des problèmes de relations de travail [et] de climat de travail... On a signé une convention en 2016 qui n’est pas respectée à l’heure actuelle. Alors on accueille ça [le départ de M. Marcoux] avec beaucoup de positif », a déclaré Francine Bouliane, présidente du syndicat SCFP429, qui représente les cols blancs de la Ville de Montréal.

Le président de l'APM, Ronald Martin, a également souligné que les relations de travail n’avaient cessé de se détériorer sous la direction de M. Marcoux. « Cette dégradation observée n’était en fait que l’héritage du passage contesté de M. Marcoux à la direction générale de la Ville de Québec », a-t-il expliqué.

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