•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des femmes syriennes exposent leurs oeuvres d’art-thérapie

Une oeuvre d'art-thérapie

La valeur thérapeutique des oeuvres a autant d'importance sinon plus que leur valeur esthétique.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Centre d'accueil et d'accompagnement francophone des immigrants du sud-est du Nouveau-Brunswick (CAFi), a mis sur pied un projet-pilote d'art-thérapie pour un groupe formé de femmes syriennes. Leurs oeuvres seront exposées à la Bibliothèque publique de Moncton du 27 mars au 20 avril 2018.

Dominik Robichaud est art-thérapeute. Pendant six mois, elle a rencontré un groupe de femmes syriennes chaque semaine pour faire de l’art-thérapie : une discipline qui marie l’art et la psychologie.

La portée thérapeutique du processus prime la beauté de l’oeuvre.

L'oeuvre d'une réfugiée syrienneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les oeuvres permettent aux réfugiées syriennes d'exprimer ce qu'elles ne peuvent pas dire par des mots.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Le rôle de la thérapeute n’est donc pas d’enseigner l’art à ces femmes, mais plutôt de les outiller pour qu’elles expriment ce qu’elles ne disent pas tout haut.

« Ces histoires-là qui les occupent, qui les habitent, elles n'ont peut-être pas la manière de le dire, ou la personne à qui en parler [...], alors au moins là, elles peuvent le faire d'une manière visuelle, sans trop utiliser des mots difficiles. »

— Une citation de  Dominik Robichaud, art-thérapeute

L’exposition est le résultat de deux projets créatifs. Le premier et celui du livre modifié, où le livre sert de support pour raconter un fragment d’histoire.

Pour le deuxième projet, les femmes pouvaient se servir du matériau de leur choix, en respectant le thème : Racines, histoire et mémoires.

L'une des oeuvres représente le petit Aylan Kurdi, mort noyé lors du naufrage d'une embarcation de migrants syriens en Turquie, en 2015.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'une des oeuvres représente le petit Aylan Kurdi, mort noyé lors d'une traversée de réfugiés syriens en Turquie, en 2015.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Inclusion et croissance personnelle

Zubaida Alsayad est très reconnaissante d’avoir pu participer à ce programme qui permettra aux femmes syriennes d’entrer en communication avec la communauté.

« C’est vraiment important pour que les gens sachent que les Syriens ont de la créativité. Ce sont des artistes, ils ont des émotions. Je suis contente de leur présenter ce qu’on a fait, de voir ce qu’on a dit à partir des oeuvres d’art. Pas seulement moi, mais mes amies aussi! »

— Une citation de  Zubaida Alsayad, participante

L’art-thérapie lui a permis de réduire son stress quotidien et de s’épanouir en créant des oeuvres qui évoquent son histoire et ses souvenirs.

Exposition d'oeuvres de femmes syriennesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les oeuvres sont exposées à la Bibliothèque publique de Moncton du 27 mars au 20 avril 2018.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !