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Revitaliser les langues autochtones à l’Université du Manitoba

Un homme en chemise blanche debout dans un couloir.

Jack Theis, étudiant en études autochtones à l'Université du Manitoba

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Association des étudiants autochtones de l'Université du Manitoba a lancé mardi une campagne de promotion des langues autochtones, RéconciliACTION. Les étudiants encouragent l'Université à créer des programmes et diplômes en langues autochtones.

« Mon arrière-grand-père était dans un pensionnat américain, c’était le dernier dans ma famille à parler la langue ojibwé », raconte l’étudiant anishinaabe et métis Jack Theis.

Lorsque je faisais mes études en France, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas continuer mes études sans savoir mon identité autochtone.

Jack Theis, étudiant

« Après cinq ans, quatre pays et cinq ou six villes, je suis venu finalement à Winnipeg pour apprendre ma langue autochtone, ici à l’Université du Manitoba », ajoute-t-il.

Mais pour l’instant, seuls des cours isolés sont disponibles pour les étudiants, selon l'Association des étudiants autochtones de l'Université du Manitoba.

C’est pour cette raison qu’elle a lancé la campagne RéconciliACTION, qui revendique la création de programmes et de diplômes en langues autochtones. Cette initiative fait suite à la recommandation numéro 16 de la Commission de vérité et de réconciliation.

L'Association des étudiants autochtones de l'Université du Manitoba souligne que l'établissement a déjà commencé à réagir.

L'Université vient d'ouvrir un poste de professeur à temps plein consacré à la revitalisation des langues autochtones, et envisage de mettre en place des prérequis de langues dans certains programmes, selon le coprésident de l’Association, Noah Wilson.

Pour sa part, Aandeg Muldrew est instructeur d'ojibwé à l'Université. À 19 ans, c’est le chargé de cours le plus jeune de l’établissement. C'est sa grand-mère qui lui a appris la langue sans qu’elle l’apprenne à son propre fils, une preuve des barrières établies par la colonisation, selon lui.

Il ajoute qu’il aime voir des personnes non autochtones participer au cours d’ojibwé : « notre langue, c’est aussi notre façon de penser, ce n’est pas possible de tout traduire », dit-il.

La campagne RéconciliACTION sera aussi lancée cet été à l'échelle nationale, en partenariat avec la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants.

Avec des informations de Camille Gris-Roy et de CBC

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