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  • Archives
  • Améliorer la vie des non-voyants depuis plus de 100 ans

    Gros plan de la tête du chien, de profil, aux côtés de son éducateur.

    Golden Retriever en formation

    Photo : Radio-Canada / Capture d'un reportage de 1985

    Radio-Canada

    En 1918, Edwin Baker et son groupe fondent l'Institut national canadien pour les aveugles (INCA). L'Institut vient en aide aux combattants de la Première Guerre mondiale qui ont perdu la vue. Au cours du 20e siècle, plusieurs organismes se consacrent à l'amélioration de la qualité de vie des personnes ayant un handicap visuel. Intéressons-nous à trois d'entre eux : La Magnétothèque, la Fondation Mira et l'Institut Nazareth et Louis-Braille.

    La Magnétothèque, une bibliothèque sonore

    Créée en 1976, La Magnétothèque met à la disposition des handicapés visuels des enregistrements sonores de livres et d'autres documents imprimés.

    À l’émission Au jour le jour du 18 avril 1985, l’animateur Normand Harvey reçoit le président fondateur de l’organisme à but non lucratif, André Hamel. À l’époque, les livres produits par La Magnétothèque sont enregistrés sur cassettes. L’objectif est de « rendre la lecture accessible à toutes les personnes qui sont incapables d’utiliser le livre dans sa forme ordinaire ».

    Comme le précise André Hamel, les documents offerts servent des besoins différents tels que le divertissement, les études et le travail.

    Au jour le jour, 18 avril 1985

    La Magnétothèque bénéficie des services de lecteurs, de moniteurs et de réalisateurs bénévoles. Leur travail s’avère très exigeant. Les copies audio se doivent de demeurer fidèles aux textes imprimés.

    En 2011, La Magnétothèque devient Vues et Voix et élargit son mandat. L’organisme s’adresse maintenant à des personnes qui ont une incapacité visuelle, motrice, ou qui présentent des troubles d’apprentissage. Il produit plus de 750 livres audio par année et réalise des émissions de radio axées sur la santé.

    Les premières années de Mira

    Avant 1980, aucune école de chiens-guides n’existe au Canada. Les non-voyants qui désirent se procurer un chien doivent se rendre dans des centres d’entraînement aux États-Unis. En 1981, Éric St-Pierre met sur pied la Fondation Mira. Comme le mentionne Marie-Claude Lavallée au bulletin de nouvelles Ce soir du 8 mai 1985, Mira fait face à de nombreuses difficultés financières à ses débuts. Le journaliste Gilles Sirois consacre un reportage à l’organisme qui vient de recevoir une aide de Nutribec, entreprise d’alimentation animale.

    Ce soir, 8 mai 1985

    En entrevue, Éric St-Pierre explique qu’à la création de Mira, même les non-voyants ne croyaient pas en son projet. C’est qu’un chien-guide prend deux ans à dresser. À l’époque, seulement 150 personnes au Québec profitaient des services d’un chien-guide, alors que la province comptait 50 000 handicapés visuels.

    Depuis sa fondation, Mira a formé plus de 3 000 canins, ce qui en fait la plus grande école de chiens-guides et d’assistance au Canada.

    Un centre de réadaptation spécialisé en déficience visuelle

    Fondé en 1861 avec la collaboration des Sœurs grises de Montréal, l’Institut Nazareth vise à assurer l’éducation des personnes aveugles. En 1975, il fusionne avec l’Institut Louis-Braille. Le nouvel établissement porte le nom d’Institut Nazareth et Louis-Braille.

    L’Institut améliore la vie quotidienne de façon concrète.

    Mario Boulet, usager de la bibliothèque de l’Institut Nazareth et Louis-Braille

    Ce soir, 25 octobre 1998

    En 1998, l’Institut inaugure ses nouveaux locaux à Longueuil. Le journaliste Claude Frigon s’y intéresse à l’émission Ce soir du 25 octobre 1998 animé par Michèle Viroly. Le centre de réadaptation regroupe une importante bibliothèque en braille ainsi que plusieurs services spécialisés pour non-voyants.

    À l’époque, l’informatique occupe déjà une grande place, et l’Institut apprend aux non-voyants à se servir d’un ordinateur. Comme l’affirme Chantale Nicole, agente de réadaptation, les services offerts mettent « les personnes handicapées de la vue sur un pied d’égalité avec les autres étudiants, ou les autres travailleurs ».

    À la fin des années 1980, l’informatisation du braille entraîne une véritable révolution. L’apparition de la plage tactile, du simple afficheur et du clavier braille amène de nouvelles possibilités d’accéder à l’information.

    L’arrivée d’Internet bouleverse les usagers atteints d’une déficience visuelle. Pour la première fois, ils ont accès sans aucun délai à une quantité inestimable d’informations.

    Mais naviguer sur le web demeure un défi pour les personnes aveugles, puisque plusieurs sites sont mal adaptés à leur condition.

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