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Un carré jaune pour dénoncer les codes vestimentaires imposés aux filles

Deux étudiantes arborant un carré jaune.
Deux membres du mouvement des carrés jaunes de l'école Joseph-François-Perrault. Photo: Radio-Canada / Marie-Maude Pontbriand

Après les carrés rouges et les carrés verts, le mouvement des carrés jaunes a récemment vu le jour à l'école secondaire Joseph-François-Perrault à Québec. À travers ce symbole, des étudiantes cherchent à exprimer leur « ras-le-bol » du code vestimentaire qu'on leur impose.

Le mouvement, né dans cet établissement scolaire du centre-ville, rejoint maintenant une dizaine d’écoles de la grande région de Québec. Célestine Uhde, qui est l’une des instigatrices, souligne que l’idée de base était de dénoncer certains codes vestimentaires jugés « trop contraignants et sexistes ».

« On trouve que ça prône l’hypersexualisation des adolescentes. On trouve que ça nous empêche de nous exprimer. Ça brime notre liberté d’expression », croit-elle.

On veut que la direction soit plus égalitaire sur les traitements qu’elle fait aux gars et aux filles au secondaire.

Célestine Uhde, instigatrice du mouvement des carrés jaunes

Ainsi, les membres des carrés jaunes, qui sont majoritairement des filles, réclament le droit de porter des bretelles spaghettis, des « shorts plus courts que la mi-cuisse ».

Consultation

Les revendications du groupe ont été entendues au début de l’année par la direction de l’école secondaire. Un sondage a ensuite été mené pour connaître l’opinion générale de la population étudiante.

La directrice de l’établissement, Marlène Bureau, souligne qu’une rencontre entre les élèves et les enseignants a ensuite été organisée par la direction.

« On ne peut pas s’opposer à ce que les jeunes prennent position, réfléchissent, souligne Mme Bureau, le fassent de bon ton et de façon respectueuse. On peut juste être fiers que nos jeunes se questionnent. »

La directrice rappelle que le nouveau code vestimentaire de l’école doit s’appliquer autant aux adultes qu'aux élèves. « C’est important à mettre dans la balance », nuance-t-elle.

« Si c’est pour faire naître quelque chose d’autre, [tant mieux]. On verra quel chemin ça prendra. »

Le mouvement des carrés jaunes, dévoilés dans certains médias mardi matin, avait déjà récolté de nombreux appuis sur les réseaux sociaux. Au moment d’écrire ces lignes, plus de 500 personnes avaient suivi le mouvement sur le réseau Instagram et plus de 250 sur la page Facebook des carrés jaunes.

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