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Cap sur le pays du dodo pour une ornithologue de l’Université du Manitoba

Une femme souriante portant une casquette avec une image d'oiseau est accroupie avec un minuscule oiseau jaune entre les mains.

Amélie Roberto-Charron et une paruline du Canada. Son mémoire de maîtrise a porté sur cette espèce d'oiseaux.

Photo : Amélie Roberto-Charron

Radio-Canada

En juillet, Amélie Roberto-Charron s'envolera pour l'île Maurice pour étudier des espèces d'oiseau menacées. L'étudiante en maîtrise à l'Université du Manitoba est la lauréate du programme Noé au Canada 2018 de Conservation de la faune Canada.

Un texte de Gavin Boutroy

Le programme « Noé au Canada » permet chaque année à un Canadien d'obtenir le diplôme d’études supérieures Durrell, de l’Université du Kent, en Angleterre, lequel est consacré au rétablissement des espèces en voie de disparition. Six des neuf mois d’études se déroulent à l’île Maurice, ancien habitat du dodo, le célèbre oiseau maintenant disparu.

« J’ai beaucoup étudié au sujet de l'île Maurice en raison de l’importance qu’elle a pour les espèces menacées. L’île Maurice, c’est qu'il y avait le dodo », rappelle Amélie Roberto-Charron, originaire d'Edmonton.

Elle précise que c’est un endroit où plusieurs espèces menacées ont été sauvées, dont la crécerelle de Maurice.

« Leur population était réduite à quatre individus, un mâle et trois femelles. À travers des programmes intensifs de conservation, la population a récupéré et elle est maintenant stable », affirme l’ornithologue.

Elle sera principalement affectée à une station où les passereaux sont étudiés. Son mémoire de maîtrise porte en effet sur cet ordre d'oiseaux, qui comprend la famille des parulines.

Des oiseaux « charismatiques »

« La paruline du Canada pèse de 9 à 12 grammes et se trouve à travers le Canada. [...] C’est un petit oiseau jaune et gris », indique la chercheuse.

« Ce qui est assez incroyable, c’est qu’il voyage du Canada en Amérique du Sud pour sa migration, deux fois par an. Et c’est un oiseau, malheureusement, qui est en voie de disparition, la population baisse de 2,1 % chaque année », dit la chercheuse.

Elle a défendu son mémoire à la mi-mars. « C’est assez important de comprendre les raisons de son déclin. [...] Moi, je suis très contente qu’on ait plusieurs espèces d’oiseaux chanteurs parce qu’ils aident à contrôler les populations de moustiques que moi, je n’aime pas trop », affirme-t-elle.

« Mais les oiseaux chanteurs sont magnifiques, ils sont très charismatiques et ils portent bonheur à beaucoup de gens », dit Mme Roberto-Charron.

Une femme souriante tient dans une main un rapace aux ailes déployées.  Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Amélie Roberto-Charron et une crécerelle d'Amérique

Photo : Amélie Roberto-Charron

Ornithologue par accident

Amélie Roberto-Charron ne s’est pas toujours passionnée pour les oiseaux. Lors de son premier cycle d’études à l’Université de l’Alberta, à Edmonton, sa passion était la botanique. Elle a alors dû prendre un cours de zoologie pour obtenir son diplôme.

« Le cours qui rentrait le mieux dans mon horaire, c’était le cours d’ornithologie », confie-t-elle malicieusement.

En quelques mois, elle est devenue bénévole à l’observatoire d’oiseaux Beaverhill. Par la suite, elle a été directrice générale de l’observatoire pendant deux ans avant de poursuivre ses études à Winnipeg.

Elle partira en juillet pour passer six mois à l'île Maurice, auxquels s’ajouteront trois mois d’études au zoo de l'île de Jersey, une des îles anglo-normandes.

Après avoir décroché ce diplôme, Amélie Roberto-Charron espère devenir biologiste spécialiste des espèces menacées au Canada.

Manitoba

Protection des espèces