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Québec investira 150 M$ sur cinq ans pour le développement économique de Montréal

De gauche à droite : Martin Coiteux, Valérie Plante, Philippe Couillard et Dominique Anglade.
L'annonce découle des engagements pris dans le cadre de la loi sur le statut métropole, dont l'adoption, l'automne dernier, est venue augmenter l’autonomie et les pouvoirs de la Ville de Montréal. Photo: Radio-Canada / Julie Marceau
Radio-Canada

Le gouvernement du Québec a confirmé lundi une aide financière de 150 millions de dollars sur cinq ans à la Ville de Montréal pour son développement économique – une mesure déjà prévue au budget de l'an dernier.

Le premier ministre Couillard n'était pas prévu dans l'invitation aux médias, mais il était bien présent, lundi matin, au dernier étage de l'hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth.

À ses côtés : la mairesse de Montréal, Valérie Plante, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, et la vice-première ministre, Dominique Anglade.

La conférence de presse avait été organisée dans le but d'annoncer la mise en place d'un Plan économique conjoint entre les deux ordres de gouvernement.

Le premier ministre a lui-même reconnu que les fonds annoncés lundi avaient déjà été prévus dans le budget du Québec de l'an dernier, mais il a précisé que cet élément n'avait pas eu beaucoup de retentissement.

Le plan prévoit des investissements de 150 millions de dollars sur cinq ans et s'ajoute à l'aide annuelle de 83 millions déjà prévue dans l'entente-cadre Réflexe Montréal, qui a notamment mené à l'adoption de la loi sur le statut de métropole, l'automne dernier.

Cinq objectifs sont visés par le plan d'investissements : accroître le taux d'emploi, accroître le taux d'emplois à temps plein, réduire le nombre de jeunes sans diplôme, augmenter le nombre de diplômés universitaires et augmenter l'insertion à l'emploi des immigrants.

Les secteurs économiques visés par la stratégie sont les transports, les « industries créatives » et culturelles, l'industrie numérique, les technologies propres et la santé.

On veut reconnaître concrètement le statut particulier de la métropole.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Les discours avaient une forte saveur préélectorale. Le ministre Coiteux a par exemple rappelé le chemin parcouru depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux, en 2014, soulignant que son gouvernement avait mis de côté des décennies de « paternalisme » avec les municipalités.

La mairesse Plante, de son côté, s'est réjouie de l'aide financière de Québec. Elle précisé qu'elle allait dévoiler la stratégie économique de la Ville le 19 avril prochain, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Cette dernière a d'ailleurs salué le plan de développement économique conjoint du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal qui, selon elle, « sera un outil essentiel pour maximiser le potentiel économique de la métropole ».

« La métropole sera dorénavant mieux outillée pour financer ses projets prioritaires et offrir un environnement d’affaires plus favorable à ses entreprises. Avec comme toile de fond l’emploi, l’éducation et l’intégration professionnelle des immigrants, il ne fait aucun doute que ce plan offrira des éléments concrets pour soutenir la prospérité de la ville et engendrer des retombées pour tout le Québec », a déclaré son président et chef de la direction, Michel Leblanc, par voie de communiqué.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine et Julie Marceau

Avec les informations de La Presse canadienne

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